Après près de trois décennies passées au Ritz à Paris, Laurent Herschbach a pris la direction générale de l’hôtel Métropole Monte-Carlo, le seul palace indépendant de la Principauté de Monaco. Il a succédé le 1er octobre à Klaus Kabelitz, qui n’aura été qu’un directeur de transition depuis son arrivée au printemps.
Ce natif du Luxembourg, qui se décrit comme un « hôtelier passionné », connaît bien l’établissement pour y avoir passé des après-midis avec sa mère durant des vacances. « Nous aimions cet endroit, en vacances, car il était au cœur du Carré d’Or et en même temps très discret », se souvient-il.
Un parcours de 29 ans au Ritz Paris
Laurent Herschbach a déposé son CV au Ritz, place Vendôme, en 1997. Il y est entré comme réceptionniste, avant de gravir tous les échelons : duty manager, responsable des services d’accueil, directeur Hébergement, directeur de la Restauration, directeur d’Exploitation, directeur de l’Hôtel, puis directeur général. Une longévité rare dans un métier où les salariés changent souvent d’établissement.
Au Ritz, il dit avoir appris « le métier, le sens du détail, le sens du luxe, la discrétion, comme préserver l’image d’un hôtel ». Il cultive la réserve et ne raconte pas trente ans d’anecdotes, plaidant que « la force d’une maison de luxe, c’est de rester discret ».
Une feuille de route centrée sur l’expérience client
Choisi par la famille Boustany, propriétaire des lieux, Laurent Herschbach voit une « continuité » avec le Ritz : un établissement avec une histoire et un savoir-faire reconnu des équipes. « L’humain, c’est ce qui fait la différence. Le contact sincère avec les clients et avoir toujours une longueur d’avance sur leurs besoins », explique-t-il.
Le Métropole Monte-Carlo n’appartenant pas à un grand groupe, cela offre une flexibilité pour s’adapter aux clients et les fidéliser. « Aujourd’hui, il existe un choix énorme en termes d’hôtellerie, c’est important de se démarquer. Les clients cherchent l’exclusivité, un endroit à part, ou l’on prend du temps pour parler avec eux. Le confort, c’est la base, mais le luxe aujourd’hui, c’est la personnalisation, la reconnaissance, dépasser les attentes du client. Quand on part d’un hôtel, ce sont les souvenirs qui restent et qui font y revenir. On doit se démarquer en service. Mon focus, c’est l’expérience client, le service personnalisé. »
Ce mot d’ordre a été transmis aux 254 employés du palace. « Les équipes sont fidèles au Métropole, ce qui est important aussi pour que nos clients retrouvent leurs repères », souligne-t-il.
Des rénovations en cours, des projets à préciser
Fin 2025, le Métropole Monte-Carlo a mis en service deux étages de chambres rénovées, et le rafraîchissement doit se poursuivre. Mais Laurent Herschbach, en poste depuis le 1er octobre, précise qu’il est encore un peu tôt pour parler des projets qu’il dessine. Sa priorité : « trouver cet équilibre entre l’âme de l’hôtel et être à jour pour répondre aux besoins de clients. C’est la mission d’un hôtelier. »