Blocus lycées : Acte III sous tension dans le Gard et l'Hérault
Blocus lycées : Acte III sous tension dans le Gard et l'Hérault

Ce mardi 6 octobre 2026, l'Acte III de la mobilisation lycéenne se déroule dans toute la France, avec des fermetures de lycées et des manifestations dans le Gard et l'Hérault. À Montpellier, une adolescente de 17 ans a été gravement blessée à l'œil vendredi, et à Sète, un lycée a été fermé par la préfecture. La journée s'annonce chargée, avec des rassemblements prévus à Béziers, Montpellier, Nîmes et dans d'autres villes de la région.

Une mobilisation qui s'étend à travers la France

Depuis plus d'une semaine, la mobilisation des lycéens se poursuit à travers toute la France. De Lille à Montpellier, de Marseille à Belfort, de Béziers à Strasbourg en passant par Bordeaux, Lyon et Toulouse, de nombreux rassemblements sont organisés aux abords des établissements scolaires. Ce mardi est marqué par l'Acte III du mouvement social, à l'appel de l'Union syndicale lycéenne et de l'Union étudiante, avec des blocages et des manifestations attendus dans plusieurs villes d'Occitanie.

Une adolescente blessée à Montpellier

Une étudiante âgée de 17 ans, qui se trouvait devant le lycée Clemenceau vendredi matin, a été sérieusement blessée à un œil. Plusieurs témoins indiquent qu'elle a reçu un coup de matraque porté par un policier de la compagnie départementale d'intervention alors qu'elle occupait une position statique, en marge d'une charge des forces de l'ordre ayant conduit à une interpellation.

Fermeture d'un lycée à Sète

La préfecture de l'Hérault a ordonné la fermeture du lycée de la Mer à Sète ce mardi 6 octobre. Cette mesure vise à renforcer la sécurité lors de l'Acte III du mouvement lycéen, qui prévoit des manifestations à Montpellier et Béziers. Les lycées Joliot-Curie et Charles de Gaulle restent ouverts.

Mobilisation à Béziers

Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi matin au départ du lycée Jean-Moulin, à Béziers, établissement qui devrait être fermé (cours en distanciel). Toutes les organisations syndicales ont appelé à rejoindre le mouvement lycéen. Dès 7 h 30, l'Union locale de la CGT devrait être présente (avec un service d'ordre), aux côtés de Solidaires et FSU. Les enseignants seront aussi mobilisés. Le cortège s'élancera vers 10 heures, passera par la Bourse du travail avant de rejoindre le Champ de Mars pour les prises de parole des lycéens. La journée de lundi a été marquée par des affrontements entre des jeunes et les forces de l'ordre.

Le bilan judiciaire des violences urbaines

Ce lundi, en fin d'après-midi, le ministère de la Justice a dressé un bilan judiciaire des violences urbaines en marge du mouvement lycéen. Selon le communiqué, « depuis le début des violences, 5 060 individus ont été placés en garde à vue. Parmi eux, 87 % sont mineurs (4 406 individus) et 13 % sont majeurs (654 individus). » À ce stade, 1 802 personnes font l'objet de poursuites : 319 majeurs (soit près d'un majeur placé en garde à vue sur deux) et 1 483 mineurs (soit environ un mineur placé en garde à vue sur trois). 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés, concernant 10 majeurs et 4 mineurs. Par ailleurs, 1 376 mesures alternatives aux poursuites ont été mises en œuvre (118 pour des majeurs et 1 258 pour des mineurs) : avertissements pénaux probatoires, mesures de réparation pénale, interdictions de paraître, travaux non rémunérés ou classements sous condition. Enfin, 790 procédures ont fait l'objet d'un classement sans suite (taux de 16 % pour les mineurs et 13 % pour les majeurs), ajoute le ministère de la Justice.