Économie en Aunis et Île de Ré : hausse des créations d'entreprises en 2025
Économie Aunis Ré : créations d'entreprises en hausse

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de La Rochelle a présenté l’état de santé économique au nord de la Charente-Maritime, de l’Aunis à l’île de Ré, pour 2025. Malgré un contexte difficile, le nombre d’entreprises a augmenté.

Un contexte mondial incertain

Qui peut savoir ce que sera l’économie mondiale dans les prochaines semaines, les prochains mois ? Pas même le président des États-Unis sans doute. Une chose est sûre : le blocage d’un détroit dans le golfe Persique a des répercussions partout, y compris en Charente-Maritime. Les chiffres le démontreront assez vite, mais le ressenti du président de la CCI de La Rochelle sur le début 2026 en dit déjà long. « Pour le département, dont la première économie est le tourisme, il y a un impact, présume Philippe Pétorin. La montée du prix de l’essence fait qu’il y aurait moins de touristes étrangers avec un pouvoir d’achat élevé. Il y a peut-être plus de tourisme local, mais avec un pouvoir d’achat plus bas. »

Période d’incertitude

Le président se veut rassurant : la CCI sera aux côtés des entreprises pour passer cette « période d’incertitude », comme elle l’a été en 2025. Trois mois après la présentation du bilan économique de l’année passée par le comité interconsulaire de la Charente-Maritime (Chambre d’agriculture, Chambre des métiers, CCI), Philippe Pétorin a renouvelé l’exercice jeudi 30 avril en posant une loupe sur l’antenne rochelaise de la CCI.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Soit un territoire de 58 communes et 230 000 habitants (35 % de la population du département) répartis sur l’agglomération de La Rochelle, l’Aunis Atlantique et l’île de Ré. Celui-ci compte 18 000 entreprises (40 % des entreprises de la Charente-Maritime) et 52 000 salariés (45 % des salariés du département). À chacun ses points forts : les services à La Rochelle, l’industrie en Aunis Atlantique, les commerces à Ré.

Un taux de pérennité en baisse

« Aujourd’hui, on a un taux de pérennité à 66 % (71,4 % hors micro-entrepreneurs), moins haut que celui du département, qui décroît d’année en année », souligne Larissa Michalowski, animatrice de l’antenne locale de la CCI. Même si certains secteurs « pèsent » encore au niveau local (+ 5 % pour l’hébergement-restauration), « la tertiarisation se confirme chaque année », note-t-elle. Des compétences spécifiques se développent dans l’agglomération rochelaise : bureaux d’études, cybersécurité, intelligence artificielle.

Des patrons « zappeurs »

Au total, 2 278 entreprises ont vu le jour en 2025, soit 826 de plus qu’en 2024, avec un nombre de radiations stable (1 452). Ce sont en très grande majorité des très petites structures (0 à 9 salariés). « Nos jeunes entreprises sont fragiles, remarque Larissa Michalowski. Aujourd’hui, on a un taux de pérennité à 66 % (71,4 % hors micro-entrepreneurs), moins haut que celui du département, qui décroît d’année en année. C’est lié à la forte évolution du profil des entrepreneurs, qui n’envisagent plus de consacrer toute leur vie à leur entreprise, ce sont des zappeurs. »

Gilles Desmouliers, président du tribunal de commerce de La Rochelle, est revenu lui aussi sur 2025, une « grosse année » en termes de procédures collectives, avec 15 sauvegardes prononcées, 98 redressements judiciaires et 203 liquidations. Le premier trimestre est cependant porteur d’espoirs. « C’est plus positif qu’à la fin de l’année dernière », relève Gilles Desmouliers. À noter qu’une enquête est en cours afin de mettre à jour une étude de 2014 sur les usages des résidents secondaires, en partenariat avec la Communauté d’agglomération de La Rochelle, Charentes Tourisme et l’Université de La Rochelle. Résultats en fin d’année.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale