Club canin Sud-Aveyron : éduquer son chien, un atout au quotidien
Club canin Sud-Aveyron : éduquer son chien, un atout

Le Club canin du Sud Aveyron, basé à Saint-Affrique, est le seul du secteur et attire des propriétaires de chiens de toute la région. Amélie Couty, présidente depuis juin, souligne : « Il n’y a qu’un club canin dans le Sud Aveyron. Le plus proche est à Decazeville. Des personnes en viennent, beaucoup de Millau. Une dame vient même de Saint-Geniez-d’Olt, en Lozère ! »

Une association trentenaire au service de l'éducation canine

L'association, dont le siège est à Saint-Affrique, existe depuis trente ans et compte soixante adhérents. Les éducateurs canins y apprennent aux maîtres l'éducation de base : ne pas tirer sur la laisse, s'asseoir à la demande, marcher près de son maître, ne pas aboyer au passage ou à la vue d'un autre chien. « Notre méthode est de favoriser l'autonomie plutôt que d'individualiser l'éducation », précise Amélie Couty.

Sur le terrain grillagé de 5 000 m², les chiens tenus en laisse évoluent avec leurs propriétaires. Les consignes sont transmises par Amélie Couty ou les deux autres éducateurs lors des premières visites. Chaque séance dure de trois quarts d'heure à une heure, en fonction des chiens, de leurs races et de leur âge.

Des méthodes adaptées à chaque chien

Le but est que le chien reste concentré avec son propriétaire, quel que soit l'environnement. Un éducateur veille à la bonne marche des déplacements et intervient si besoin. Par exemple, face à un chien qui grogne sur son propriétaire, l'éducateur peut prononcer « Ici, il n’y a que moi qui grogne » d'une voix forte, en tenant la gueule du chien et en le regardant dans les yeux.

« L’idéal est de commencer l’éducation avec les chiots. C’est plus compliqué de partir de zéro avec un chien de 2 ans ou avec un animal sorti de refuge et au passé inconnu. Pour ces derniers, je conseille une année de séances », indique la présidente. Elle explique également aux propriétaires l'origine des troubles de leurs chiens : l'agression d'autres chiens, les aboiements intempestifs, l'impossibilité d'écouter les ordres, les aboiements incessants quand le maître est absent… et comment leur parler et les récompenser.

Des résultats concrets pour les adhérents

Magali, de Saint-Affrique, a adopté il y a six mois un chien de 5 ans, croisé labrador, dans un refuge pour se motiver à se promener tous les jours. « Il tirait sur sa laisse, aboyait sur les autres chiens, ne m’écoutait pas… Alors je viens ici, c’est la troisième séance et je remarque déjà un mieux », reconnaît-elle.

Le club organise également des séances pour la compétition d'obéissance et de ring, avec une prochaine grosse compétition prévue en mars. Florent Dejosso, formateur et éleveur aux Costes-Gozon, vient avec du matériel (barrières, jouets, balles…) et un bébé rottweiler nommé Bulldozer, destiné à la compétition qu'il commence à dresser pour le mordant. « J’ai commencé la compétition ici en 2013 », précise-t-il en jouant avec Bulldozer. « Un chien éduqué, c’est quand même mieux », conclut Amélie Couty.