Vie chère : la CCI du Gard demande des mesures d'urgence avant l'acte II
CCI du Gard : mesures d'urgence avant l'acte II

Dans un long communiqué de cinq pages, le président de la CCI du Gard, Eric Giraudier, demande que plusieurs mesures d'urgence soient prises avant la nouvelle mobilisation contre la vie chère, prévue ce samedi 24 octobre. Il s'agit de la deuxième communication publique de la CCI en cinq jours, signe d'une certaine fébrilité à l'approche de l'acte deux du mouvement des gilets jaunes.

Un appel à l'État pour protéger les commerces

Eric Giraudier s'indigne : « Le droit de manifester est un droit fondamental. Mais un droit de bloquer les commerces, de détruire des vitrines, de piller des magasins et d'empêcher les clients d'accéder aux points de vente, ce n'est pas acceptable. » Il en appelle à l'État pour interdire notamment les manifestations non déclarées et mettre fin à un cercle vicieux de violences qui pourrait, selon lui, mettre en péril les activités du centre-ville.

Le président de la CCI souligne que la crainte est surtout économique, mais qu'elle touche aussi désormais l'intégrité physique des commerçants. « Ils ne peuvent pas être contraints de financer eux-mêmes leur sécurité privée pour tenter de continuer à travailler, voire pire : songer à s'autodéfendre », s'inquiète-t-il.

Un courrier à la préfète du Gard

Le président de la CCI a également adressé un courrier à la préfète du Gard. Il demande aux maires des principales communes touchées par les casseurs de se mobiliser pour exiger que les axes commerçants soient évités par les cortèges. « Casser une boutique, c'est prendre le risque qu'elle ferme définitivement », explique-t-il.

Reste à savoir si les maires auront un tel pouvoir de persuasion après des manifestants. La CCI du Gard attend des réponses concrètes de l'État et des collectivités pour éviter que les commerçants ne soient les victimes systématiques des manifestations et des hordes de casseurs.