Le projet de nouveau pont ferroviaire de 95 mètres de long, annoncé par la SNCF en 2025, se concrétise aux abords de Noyon, dans l'Oise, selon Actu.fr. Cette infrastructure surélevée permettra aux trains de franchir le canal Seine-Nord Europe, entre Passel et Pont-l'Évêque. Le chantier, estimé à 40 millions d'euros, concerne la ligne TER Paris – Saint-Quentin.
Un détournement de 2,2 km pour laisser place au canal
Lundi 19 octobre, SNCF Réseau a fourni des précisions sur la construction de l'ouvrage. La ligne TER sera détournée sur 2,2 km afin de libérer l'emprise nécessaire au futur canal. Ce dernier, qui doit relier Compiègne à Aubencheul-au-Bac (Nord) d'ici 2032, verra ses travaux débuter en 2027.
Le détournement de la voie ferrée est une étape clé du projet. Il permettra de maintenir le trafic ferroviaire tout en réalisant les travaux du canal. La nouvelle infrastructure sera surélevée pour garantir le passage des trains au-dessus de la voie d'eau.
Des défis techniques majeurs pour SNCF Réseau
SNCF Réseau indique que le projet « présente des défis techniques majeurs : sols tourbeux nécessitant des solutions spécifiques de fondation et de renforcement, environnement boisé sensible et risques pyrotechniques ». Ces contraintes imposent des études approfondies et des méthodes de construction adaptées.
La nature des sols, notamment tourbeux, requiert des fondations renforcées pour assurer la stabilité de l'ouvrage. La présence d'un environnement boisé sensible implique des mesures de protection de la faune et de la flore. Les risques pyrotechniques, liés à d'éventuels vestiges de guerre, nécessitent des opérations de dépollution préalables.
Des mesures compensatoires pour les sites naturels
La société du canal Seine-Nord Europe (SCSNE) prévoit des mesures compensatoires pour deux sites naturels situés à proximité des travaux. Ces mesures visent à limiter l'impact du chantier sur la biodiversité locale.
Le canal Seine-Nord Europe, dont la mise en service est prévue en 2032, reliera Compiègne à Aubencheul-au-Bac. Ce projet d'envergure européenne vise à renforcer le transport fluvial de marchandises entre la France, la Belgique et les Pays-Bas. Le pont ferroviaire de Noyon constitue un maillon essentiel de cette infrastructure.