Manuel Bompard, député de La France insoumise, s'est rendu à l'usine Stellantis de Poissy pour dénoncer ce qu'il a qualifié de « méthodes de voyous » de la part de la direction du constructeur automobile. Accompagné de représentants syndicaux, il a pointé du doigt des pratiques jugées antisyndicales et une dégradation des conditions de travail.
Des accusations graves
Lors de sa visite, Manuel Bompard a déclaré : « La direction de Stellantis utilise des méthodes de voyous pour intimider les salariés et les syndicats. » Il a évoqué des cas de surveillance abusive, de pressions psychologiques et de licenciements abusifs. Selon lui, ces pratiques sont inacceptables dans une démocratie.
Réactions syndicales
Les syndicats présents ont apporté leur soutien aux propos du député. Un représentant de la CGT a indiqué : « Nous subissons une pression constante. Les salariés ont peur de s'exprimer. » La direction de Stellantis, de son côté, a rejeté ces accusations, affirmant respecter le droit du travail et le dialogue social.
Un contexte tendu
Cette visite s'inscrit dans un climat social tendu chez Stellantis, marqué par des plans de restructuration et des suppressions d'emplois. Les syndicats dénoncent une stratégie de la direction visant à réduire les coûts au détriment des travailleurs. Manuel Bompard a appelé à une mobilisation nationale pour défendre les droits des salariés.
Le député a également interpellé le gouvernement, l'accusant de fermer les yeux sur ces pratiques. Il a promis de saisir l'Inspection du travail et de porter l'affaire devant l'Assemblée nationale.
L'usine de Poissy emploie plusieurs milliers de salariés et produit des modèles phares de la marque. La direction a annoncé vouloir investir dans l'électrification, mais les syndicats craignent des suppressions d'emplois supplémentaires.



