Steve Witkoff, milliardaire américain de 68 ans, né dans le Bronx à New York, est un investisseur immobilier, partenaire de golf et ami intime de Donald Trump. Ancien avocat de Trump, il est devenu son envoyé spécial pour le Moyen-Orient après la réélection de ce dernier en novembre 2024. Aujourd'hui, il est au cœur des négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine, suscitant de vives controverses.
Proximité avec Moscou et polémiques
Mercredi 26 novembre, la retranscription d'un échange téléphonique entre Witkoff et Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, daté du 14 octobre, a été publiée par l'agence Bloomberg. Dans cet entretien, Witkoff qualifie Trump de "patron", ce qui a alimenté les critiques sur sa proximité avec le Kremlin. Il doit se rendre à Moscou la semaine prochaine pour discuter d'un plan de paix en Ukraine.
Un rôle clé mais contesté
Witkoff, bien que dépourvu d'expérience diplomatique, a été nommé envoyé spécial pour le Moyen-Orient et participe également aux pourparlers sur le programme nucléaire iranien. Il aurait influencé le plan de paix en 28 points proposé par Trump le 21 novembre, remanié depuis à Genève et Abou Dhabi. Cette situation inquiète jusqu'au camp républicain : Mitch McConnell, chef de la minorité républicaine au Sénat, a déclaré qu'un "accord qui récompense l'agression ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit". Le député républicain Don Bacon a ajouté que Witkoff "se comporte comme s'il était payé par les Russes".
Défense de la Maison Blanche
Le directeur de communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, a défendu Witkoff, affirmant qu'il parle quotidiennement aux responsables russes et ukrainiens pour obtenir la paix. Donald Trump considère ces échanges comme une "négociation standard". Iouri Ouchakov a jugé la polémique comme une tentative d'entraver les négociations.
Antécédents controversés
Ce n'est pas la première fois que Witkoff suscite la polémique. En début d'année, il avait suggéré à Trump de faire de Gaza la "Côte d'Azur du Moyen-Orient". Son style direct et ses liens avec la Russie continuent d'alimenter les débats sur son rôle dans la diplomatie américaine.



