L'accord nucléaire entre les États-Unis et l'Arabie saoudite, signé le mercredi 22 juillet, a été enterré dès le jeudi 23 juillet. Cette annulation rapide fait suite à l'ajout par Donald Trump d'une condition que Riyad ne peut accepter aujourd'hui : la reconnaissance d'Israël. Selon Pierre Haski, cette séquence révèle une administration dysfonctionnelle et une parole américaine qui se dévalue.
Un accord éphémère aux implications régionales
L'accord visait à permettre à l'Arabie saoudite de développer un programme nucléaire civil, mais Trump y a lié une normalisation diplomatique avec Israël. Riyad a refusé, bloquant l'accord. Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, notamment avec la guerre en Iran. La présence saoudienne aux obsèques de l'ayatollah Khamenei illustre les calculs complexes de Riyad, qui cherche à maintenir un équilibre entre les grandes puissances.
Inquiétudes asiatiques : Corée du Sud, Japon et Taïwan
La Corée du Sud et le Japon observent cet accord avorté avec inquiétude. Ces deux alliés des États-Unis voient dans cette décision un signe de l'instabilité américaine. Taïwan, qualifié de « détroit d'Ormuz de la technologie », redoute également les conséquences d'une dévaluation de la parole américaine. Selon Pierre Haski, ces pays craignent que l'administration Trump ne soit plus fiable pour garantir leur sécurité.
Une possible accalmie dans le conflit américano-iranien
Fait notable, la première nuit sans frappes depuis deux semaines entre les États-Unis et l'Iran a été observée, laissant entrevoir la possibilité de négociations en coulisses. Cette accalmie pourrait être un signe positif, mais l'incertitude demeure quant à la stratégie américaine au Moyen-Orient.



