Le Cern envisage de construire un nouvel accélérateur de particules de 91 kilomètres de circonférence entre la France et la Suisse, le Futur collisionneur circulaire (FCC). Ce projet, qui doit succéder au grand collisionneur de hadrons (LHC), suscite une controverse naissante sur le prix de la connaissance, tant son ambition scientifique est immense que son empreinte écologique est importante.
Un projet scientifique majeur
Le FCC est un tunnel circulaire de 91 kilomètres de circonférence, à cheval entre la France et la Suisse. Il vise à remplacer le LHC, de 27 kilomètres de circonférence, le plus grand dispositif expérimental jamais construit, mis en fonction en 2008 et dont la mission prendra fin vers 2040. Le projet ambitionne de répondre à des questions fondamentales sur les premiers instants de l'Univers, les particules élémentaires et la matière noire.
La décision de construire le FCC sera prise en 2028 par le conseil du Cern, composé d'un représentant scientifique et d'un représentant du gouvernement de chacun des 25 pays membres. Un débat public est mené en France depuis le 2 juin et jusqu'au 1er octobre, avec une dimension scientifique et environnementale.
Une controverse sur l'empreinte écologique
L'empreinte écologique du projet est un point central de la controverse. Les opposants s'interrogent sur l'utilité d'un tel projet face aux défis environnementaux actuels. Les partisans, eux, soulignent l'importance de la recherche fondamentale pour la compréhension de l'Univers.
Le débat public en France est une occasion pour les citoyens de s'exprimer sur ce projet. Les questions posées portent sur le coût, l'impact environnemental et la pertinence scientifique du FCC. La décision finale appartient au conseil du Cern, qui devra trancher en 2028.
Un avenir incertain
Le FCC pourrait voir le jour, mais son avenir reste incertain. La controverse actuelle pourrait influencer la décision des pays membres. Le projet est un enjeu majeur pour la physique des particules, mais aussi pour la société dans son ensemble.
Le débat public se poursuit jusqu'au 1er octobre, et les conclusions seront remises au Cern. La décision de 2028 déterminera si le FCC deviendra une réalité ou restera un projet inabouti.



