Bernard d’Ormale, le dernier mari de Brigitte Bardot, a qualifié de « scandaleuse » la vente aux enchères d’objets intimes de la star organisée lundi 21 septembre à l’hôtel Drouot à Paris par la Fondation Brigitte Bardot, a-t-il indiqué samedi à l’AFP. Selon lui, cette vente constitue « un non-respect de la mémoire de Brigitte » et aurait pu être évitée en vendant un des immeubles de la fondation.
Des objets intimes dispersés
« Ce sont des objets intimes, et pourquoi faire cette vente ? Pour les animaux ? C’est de la blague : la fondation a des immeubles, elle n’a qu’à en vendre un. C’est un non-respect de la mémoire de Brigitte. Tout cela aurait pu servir le jour où on pourra faire visiter la Madrague », a affirmé Bernard d’Ormale, confirmant ses propos publiés initialement par Var-Matin.
Selon lui, les trois quarts des objets mis en vente lundi à l’hôtel Drouot, plus de 300 lots au total, proviennent de l’appartement parisien de la star situé rue de la Tour, le reste de son logement de la Madrague à Saint-Tropez (Var). Les lots comprennent des portraits de l’actrice, des objets de toilette, sa guitare flamenco et son tutu noir.
Un sentiment d’exclusion
« Ce sont des objets que j’ai vus pendant des années dans cet appartement qui était magnifique et hop, ça fout le camp comme ça, et vous croyez qu’on me demande mon avis ? », a-t-il enragé, indiquant avoir été mis « devant le fait accompli ». Pour lui, « Brigitte n’aurait certainement pas été d’accord avec cette vente, elle les aurait envoyés balader ».
Bernard d’Ormale, âgé de 85 ans, qui reste administrateur de la fondation, a également déploré ne plus pouvoir accéder librement à la Madrague. « Ça fait trente-cinq ans que j’habite là et on me fout dehors, il faut le faire, quand même ! », a-t-il regretté. Il s’était marié religieusement avec Brigitte Bardot en Norvège, sans que le mariage soit enregistré en France.
La fondation réfute
La Fondation Brigitte Bardot a opposé un démenti. « Cette vente a été votée en juin lors d’un conseil d’administration de la fondation par l’ensemble des membres, y compris Bernard d’Ormale, qui en était alors le président », a réfuté un porte-parole de la fondation. L’intéressé a indiqué de son côté qu’il n’avait pas compris que cette vente concernait ce type d’objets.
Mercredi, un conseil d’administration a mis fin au mandat de président de la fondation que Bernard d’Ormale assurait depuis le décès de sa compagne en décembre dernier. Max Guazzini, ancien président du groupe NRJ, administrateur et secrétaire général depuis 2020 de la Fondation Brigitte Bardot, a été élu président de cette organisation de protection animale créée en 1986 par la star.
Une vente pas inédite
Le porte-parole de la fondation a également rappelé que « Brigitte Bardot elle-même, pour financer sa fondation, avait organisé une vente aux enchères de ses objets les plus chers ». La Fondation Brigitte Bardot revendique 13.000 animaux recueillis dans quatre refuges et 150 pensions partenaires, 350 associations soutenues en France, des actions dans 70 pays, et plus de 1.000 chiens et chats à l’adoption.



