Berlin est sous le choc après l'attentat survenu samedi lors de la marche des fiertés (Christopher Street Day). Selon la police, un homme a foncé délibérément dans la foule avec une camionnette, faisant trois morts et une vingtaine de blessés, dont quatre dans un état grave. L'assaillant, un Allemand de 29 ans aux antécédents psychiatriques, a été interpellé sur place.
Une ville symbole de tolérance touchée en plein cœur
« Je n'aurais pas cru que cela puisse se passer dans la ville la plus queer-friendly du monde », a déclaré une porte-parole de la communauté LGBTQ+ locale, citée par l'agence DPA. Berlin, réputée pour son ouverture et son accueil des diversités, a été le théâtre d'une violence rare contre un événement rassemblant des milliers de personnes revendiquant l'égalité des droits.
Le gouvernement allemand a condamné l'attaque. La chancelière Angela Merkel a exprimé sa « solidarité avec toutes les personnes LGBTQ+ » et promis que tout serait fait pour garantir la sécurité des futures manifestations. Le sénateur à l'Intérieur de Berlin, Andreas Geisel, a parlé d'un « acte odieux » qui ne doit pas remettre en cause le caractère inclusif de la ville.
L'enquête en cours
Les autorités ont indiqué que l'auteur présumé avait déjà attiré l'attention des services de renseignement pour des propos extrémistes de droite, mais sans être fiché comme dangereux. Il a agi seul. L'enquête est menée par la section antiterroriste du parquet fédéral. Des perquisitions ont eu lieu à son domicile.
Des témoins rapportent des scènes de panique. « Les gens criaient et couraient dans tous les sens. C'était horrible », a raconté un participant. Les organisateurs de la parade ont annulé le reste des festivités, mais un rassemblement de deuil est prévu dimanche soir.
Réactions internationales
L'attentat a suscité des réactions dans le monde entier. À New York, la communauté LGBTQ+ a organisé une veillée. À Paris, l'ambassade d'Allemagne a été fleurie. Plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur soutien. Le président français Emmanuel Macron a déclaré : « La lutte contre la haine anti-LGBT est un combat commun. »
Cet événement ravive les débats sur la sécurité des événements publics et la montée des violences homophobes en Europe. Selon une étude allemande, les agressions contre des personnes LGBTQ+ ont augmenté de 20 % en 2025. Des associations appellent à renforcer la protection des minorités.



