Une nouvelle version du plan de paix discutée à Genève
Les États-Unis et l'Ukraine ont annoncé dans un communiqué conjoint avoir élaboré une « nouvelle version, améliorée, du plan de paix » à l'issue de discussions qui se sont tenues à Genève, en Suisse. Aucun détail spécifique n'a été fourni sur le contenu de cette version révisée. Les deux parties doivent poursuivre leurs travaux ce lundi 24 novembre 2025 pour affiner ce plan visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Ce projet a été modifié après qu'une précédente mouture a été jugée trop favorable à Moscou.
Des discussions intenses avant la date butoir
La Maison Blanche a indiqué que les représentants ukrainiens ont affirmé que le plan « reflète leurs intérêts nationaux » et « répond à leurs besoins stratégiques fondamentaux ». Kiev n'a pas publié de communiqué distinct. Les États-Unis et l'Ukraine ont déclaré qu'ils continueraient à fournir des « efforts intenses » avant la date butoir fixée à jeudi. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui a mené les discussions à Genève, est reparti pour Washington dimanche soir. Donald Trump a donné jusqu'à jeudi au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour accepter le plan de paix, tout en critiquant le manque de reconnaissance de Kiev envers les efforts américains.
Zelensky pourrait se rendre aux États-Unis
Selon deux sources proches du dossier, Volodymyr Zelensky pourrait se rendre aux États-Unis dès cette semaine pour discuter du plan de paix avec Donald Trump. Le plan en 28 points, élaboré par l'administration Trump et présenté comme une proposition non définitive, prévoit que l'Ukraine cède des territoires, accepte des restrictions sur ses forces armées et renonce à ses ambitions d'adhésion à l'OTAN. Pour de nombreux Ukrainiens, y compris des soldats au front, ces conditions équivaudraient à une capitulation après près de quatre ans de combats.
La version européenne du plan
Les Européens, également présents aux discussions de Genève, ont soumis une version modifiée du plan américain. Cette version remet en cause les limites proposées aux forces armées ukrainiennes ainsi que les concessions territoriales envisagées. Les divergences entre les alliés restent donc importantes, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se poursuit.



