Islande : le non au référendum sur l'UE en tête, le oui à 43 %
Islande : le non au référendum sur l'UE en tête

Le dépouillement du référendum consultatif sur la poursuite des négociations d'adhésion à l'Union européenne touche à sa fin en Islande, et le non devance le oui de trois points. Selon les résultats partiels publiés samedi 30 août, le non recueille 54 % des suffrages, contre 43 % pour le oui, alors que 90 % des bulletins ont été comptabilisés.

Un scrutin consultatif sur l'avenir européen

Ce référendum, organisé à la demande du gouvernement islandais, vise à sonder l'opinion publique sur la question de l'adhésion à l'UE. Les électeurs étaient invités à se prononcer sur la poursuite des négociations d'adhésion, ouvertes en 2010 mais gelées depuis 2013. Le résultat, bien que consultatif, devrait influencer la décision du gouvernement sur l'avenir de ces négociations.

La participation s'élève à 78 %, un taux élevé qui témoigne de l'intérêt des Islandais pour cette question. Les régions de Reykjavik et des zones urbaines semblent plus favorables au oui, tandis que les zones rurales penchent majoritairement pour le non. Les résultats définitifs sont attendus dans les prochaines heures.

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Un rejet qui confirme la tendance historique

Ce résultat confirme la méfiance historique des Islandais envers l'Union européenne. En 2010, un premier référendum sur l'adhésion avait déjà vu le non l'emporter à 53 %. Cette nouvelle consultation, bien que consultative, envoie un signal fort aux autorités de Reykjavik, qui devront décider de la suite à donner au processus.

Les partisans du oui, menés par certains partis de gauche et des milieux économiques, espéraient une dynamique favorable. Mais le non l'emporte, porté par les préoccupations sur la souveraineté nationale, la pêche et l'agriculture. Les partisans du non estiment que l'Islande doit préserver son indépendance et ses intérêts spécifiques, notamment dans le secteur de la pêche.

Un impact politique immédiat

Le gouvernement islandais, dirigé par le Premier ministre Bjarni Benediktsson, avait promis de respecter le résultat du scrutin. Le non devrait donc conduire à l'abandon définitif des négociations d'adhésion, du moins à court terme. Le ministre des Affaires étrangères, Þórdís Kolbrún Reykfjörð Gylfadóttir, a déclaré que le gouvernement « prendra acte de la décision du peuple » et qu'il « respectera la volonté des électeurs ».

Cette issue marque un tournant dans les relations entre l'Islande et l'UE, qui resteront toutefois étroites via l'Espace économique européen (EEE), dont l'Islande est membre. Le pays continuera à appliquer une grande partie de la législation européenne sans être membre de l'Union. Les conséquences économiques et diplomatiques de ce rejet devraient être limitées à court terme, mais le débat sur l'UE pourrait resurgir à l'avenir.

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