Nikola Karabatic, ambassadeur du Paris SG, était présent samedi 29 août à Aix-en-Provence pour le Trophée des champions. Interrogé sur son avenir, l'ancien joueur a déclaré qu'il pourrait envisager de devenir sélectionneur de l'équipe de France « à moyen ou long terme, quand les enfants seront partis de la maison ». Il a également commenté la nouvelle formule de la Starligue, qui débute le 4 septembre, avec l'introduction de play-offs.
Une retraite bien remplie
Depuis son départ à la retraite il y a deux ans, Nikola Karabatic dit avoir « fait mille choses ». Il s'est marié cet été, une expérience qu'il compare au stress d'un match, en plaisantant sur un incendie survenu à dix kilomètres du lieu de la cérémonie deux jours avant. Il a sorti quatre livres, lancé un fonds de dotation avec son frère pour racheter les sols des matches de l'équipe de France et rééquiper des gymnases, comme celui de Teyran dans la région. Il développe également son académie et ses stages à Frontignan, avec un projet d'hébergement.
Par ailleurs, il a commenté le Super Bowl à deux reprises et commentera les matches de l'équipe de France sur beIN SPORTS en janvier. Il investit dans des start-up à impact positif (santé, climat), donne des conférences sur le leadership et la santé mentale, et possède un club de paddle.
Zidane, une source d'inspiration ?
Interrogé sur la nomination de Zinedine Zidane à la tête des Bleus du football, Karabatic a exprimé sa joie : « Je suis très content pour lui, très excité aussi de voir ce que cela va donner. » Il a toutefois précisé qu'entraîner n'était pas dans ses plans immédiats, mais peut-être à moyen ou long terme. Il a également rendu hommage à Didier Deschamps, qu'il qualifie d'« incroyable sélectionneur », tout en saluant la demi-finale de la dernière Coupe du monde.
Les play-offs, une expérience à surveiller
À propos de la nouvelle formule de la Starligue avec play-offs et finale, Karabatic a estimé que « historiquement, le champion se décide sur l'ensemble d'une saison ». Il a déclaré qu'il aurait aimé jouer avec de vrais play-offs, dès les quarts de finale, sur trois matches, avec un avantage pour le club le mieux classé. Il perçoit cette évolution comme une tentative de « briser la dynastie du PSG » (12 titres de rang) et d'attirer plus de diffuseurs et de spectateurs.
Il a également suggéré que le handball français devrait explorer le maillage du territoire, notant l'absence de grands clubs à Lyon, Bordeaux ou dans le Sud-Ouest, hormis Sélestat en Alsace. Cependant, il a précisé qu'il ne souhaitait pas intégrer un tel projet pour l'instant, préférant être « maître de son emploi du temps ».
La transmission, une priorité
Interrogé sur son académie à Frontignan, Karabatic a souligné l'importance de transmettre sa passion. Il a rappelé que les stages fêtent leurs 20 ans cet été et que certains joueurs de l'équipe de France champions d'Europe en 2024 y ont participé. « Plus que toutes mes médailles, c'est ce qui me rend le plus fier », a-t-il confié. Il a également affirmé que le terrain ne lui manque pas, même s'il continue de vivre le handball différemment, notamment en entraînant son fils.



