Arnaud Souquet raconte son rêve américain et son retour en Europe
Arnaud Souquet : son aventure aux États-Unis

L’ancien défenseur du Montpellier Hérault Sport Club Arnaud Souquet a passé deux ans et demi aux États-Unis, sous les couleurs du Chicago Fire. Aujourd’hui à la recherche d’un nouveau club, il livre un témoignage sans filtre sur le football américain, à neuf mois de la Coupe du monde 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Un retour contraint par le système américain

Interrogé sur les raisons de son retour en Europe, Souquet explique que le Chicago Fire a utilisé une clause de « buy-out » lors de sa dernière année de contrat. « Ils ont décidé de continuer à me payer tout en me sortant de l’effectif, pour libérer des fonds et recruter un autre joueur », précise-t-il. Cette décision l’a poussé à envisager un retour en Europe ou ailleurs.

Malgré une reprise en janvier 2025, il a été écarté du stage d’avant-saison au bout d’une semaine. « Est-ce que j’ai de la rancœur ? Non, mais j’aurais aimé que cela se termine différemment. C’est le business aux États-Unis : quand il y a de l’argent en jeu, ils n’hésitent pas », confie-t-il.

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Une expérience contrastée

Positivement, Souquet retient l’approche des matchs, qu’il juge « encore plus poussée qu’en Premier League anglaise ». Il évoque les déplacements dans des villes comme New York, Los Angeles ou Miami, et la tranquillité dont jouissent les joueurs en MLS. « Un Hugo Lloris à Los Angeles passe incognito. C’est aussi ce que les joueurs viennent chercher », souligne-t-il.

Cependant, le niveau des joueurs locaux le déçoit. « Sur la qualité, il y a une différence avec l’Europe, surtout chez les jeunes. J’ai l’impression qu’ils ne travaillent pas assez certains points. » Il pointe aussi les voyages et les décalages horaires éprouvants : « Au Canada en février, il fait moins 40, puis tu vas à Miami avec 22°C et de l’humidité. C’est très éprouvant pour le corps. »

Le football face aux géants du sport américain

À propos de l’essor du soccer aux États-Unis, Souquet nuance : « À Chicago, toutes les ligues majeures sont présentes : NBA, NFL, NHL, MLB… Donc cela se dilue. On jouait devant 11 000 personnes dans un stade de 61 000 places. » Selon lui, le format du football ne séduit pas pleinement les Américains : « Pour eux, ce doit être un show. » Il estime néanmoins que le vivier est prometteur et que dans 10 à 15 ans, le sport pourrait vraiment décoller.

Un regard attristé sur la relégation du MHSC

Depuis son départ en janvier 2023, Montpellier a été relégué en Ligue 2. Souquet confie sa déception : « J’étais triste pour plusieurs raisons. J’ai joué longtemps dans ce club familial, très proche du président Laurent Nicollin et des salariés. Ce schéma n’existe qu’à Montpellier. » Il estime que « tout le monde a une part de responsabilité » et souhaite au club de remonter rapidement.

Après l’échec d’un transfert à l’IMT Belgrade pour des détails financiers, Arnaud Souquet poursuit activement sa recherche d’un nouveau point de chute.

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