Pékin accuse Washington d'être «la plus grande puissance de piratage»
Pékin accuse Washington d'être «la plus grande puissance de piratage»

Jeudi, la Chine a fermement rejeté les accusations américaines de cyberpiratage, affirmant que les États-Unis sont « la plus grande puissance de piratage et de surveillance au monde ». Cette déclaration, faite par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'un point presse régulier, intervient en réponse aux mesures américaines annoncées mercredi.

Une réponse cinglante aux accusations américaines

Lin Jian a déclaré que Pékin s'oppose à la pratique américaine courante consistant « à la calomnier sous prétexte de préoccupations liées à la cybersécurité ». Il a ajouté que « les États-Unis sont mondialement reconnus comme la plus grande puissance de piratage et de surveillance au monde ». Le porte-parole a également exprimé la préoccupation de la Chine face aux agissements américains en matière de cybersécurité.

Selon Lin Jian, le gouvernement américain a des antécédents de « cyberattaques contre les infrastructures critiques » chinoises et de prépositionnement de capacités « en vue d'opérations destructrices de grande envergure ». Ces accusations font suite à la saisie de noms de domaines annoncée mercredi par les autorités américaines.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La saisie de domaines par les États-Unis

Le ministre américain de la Justice, Todd Blanche, a justifié cette action dans un communiqué, la décrivant comme « la dernière en date d'une série d'opérations techniques pour démanteler les activités de cyberpiratage indiscriminées parrainées par la République populaire de Chine ». Cette opération s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les deux puissances sur les questions de cybersécurité.

Le même jour, le président Donald Trump a déclaré l'état d'urgence nationale sur le réseau électrique américain. Cette mesure interdit l'achat et l'installation d'équipements provenant de pays sous embargo américain sur les armes, une décision qui vise manifestement la Chine sans la nommer explicitement.

La Chine dénonce l'instrumentalisation de la sécurité nationale

Le porte-parole chinois a exprimé l'opposition de son pays à l'instrumentalisation de la sécurité nationale, faisant référence à cette nouvelle mesure américaine. Cette déclaration souligne les divergences profondes entre les deux nations sur la manière de gérer les questions de sécurité et de technologie.

Dans ce contexte tendu, le président Xi Jinping doit être reçu par Donald Trump fin septembre. Interrogé sur cette rencontre, le porte-parole chinois a indiqué que les deux capitales restaient en communication sur les interactions entre présidents, sans fournir de détails supplémentaires.

Par ailleurs, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a rencontré mercredi l'ambassadeur américain en Chine, David Perdue, selon l'agence de presse Chine nouvelle. Cette rencontre, qui intervient au milieu de ces tensions, suggère que les canaux diplomatiques restent ouverts entre les deux pays.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale