L'administration Trump a annoncé, jeudi, une nouvelle offensive économique contre l'Iran, visant à affaiblir le régime de Téhéran par des sanctions renforcées et une pression internationale accrue. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a appelé les alliés des États-Unis et la Chine à se joindre à cette stratégie, avertissant les pays qui maintiendraient des liens économiques avec l'Iran. Washington doit dévoiler de nouvelles mesures lundi, alors que la Maison-Blanche privilégie pour l'instant l'option économique plutôt qu'une reprise des opérations militaires. La position de la Chine, principal partenaire commercial de l'Iran, reste au centre des interrogations, tandis que les tensions régionales continuent de s'intensifier.
L'Iran dénonce un « terrorisme économique »
L'Iran a dénoncé jeudi les nouvelles sanctions annoncées mercredi par Donald Trump contre Téhéran, accusant les États-Unis de mener une politique de « terrorisme économique ». Le ministère iranien des Affaires étrangères estime que ces mesures portent atteinte aux droits fondamentaux des Iraniens et a appelé à ce que les responsables américains soient « jugés et sanctionnés », allant jusqu'à évoquer des « crimes contre l'humanité ». Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a également critiqué le plan de pression économique américain, qu'il juge voué à l'échec. Sur X, il a affirmé que le « D-Day économique » visait à détourner l'attention des difficultés internes des États-Unis, notamment leur dette élevée et la hausse des coûts d'emprunt. Selon lui, cette stratégie menace non seulement l'économie iranienne mais aussi « l'économie internationale et la souveraineté » des États.
La visite de MBS et les frappes houthies
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, sera reçu dimanche et lundi par Emmanuel Macron « dans le cadre d'une visite officielle » en France, où seront notamment évoqués les « enjeux régionaux » sur fond de guerre au Moyen-Orient, annonce l'Élysée. Par ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué jeudi deux frappes de drones contre des cibles à Najran, en Arabie saoudite, dont un site lié à Aramco et une installation aéroportuaire. Les Gardiens de la révolution ont ensuite averti Riyad qu'il ne serait pas en mesure de se protéger des attaques du mouvement soutenu par Téhéran.
L'arrivée de l'USS George Washington et les médiations
L'armée américaine a annoncé l'arrivée au Moyen-Orient de l'USS George Washington, venu remplacer l'Abraham Lincoln, dont le déploiement prolongé en mer avait soulevé des inquiétudes sur les conditions de vie de l'équipage. Le porte-avions est entré mercredi dans la zone d'opération du Centcom, selon le commandement américain. Les médiateurs égyptiens, qataris et turcs ont accusé les nouvelles frappes israéliennes d'affaiblir les efforts de paix. Le principal désaccord reste le même : Israël exige le désarmement du Hamas avant tout retrait, tandis que le Hamas demande d'abord le retrait israélien.



