Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, lors d'un meeting à Saint-Quentin, dans l'Aisne, le mardi 23 mars 2021. Il a déclaré vouloir « rendre la France plus forte et plus juste ».
Une candidature annoncée dans sa région
Devant plusieurs centaines de sympathisants, Xavier Bertrand a expliqué que sa décision était mûrie depuis longtemps. Il a affirmé que la France avait besoin d'un projet clair et d'une rupture avec les pratiques politiques actuelles. Il a également critiqué la politique du gouvernement d'Emmanuel Macron, estimant qu'elle « n'a pas su répondre aux attentes des Français ».
L'ancien ministre du Travail et de la Santé a mis en avant son expérience et son ancrage local. Il a souligné que sa région, les Hauts-de-France, était un exemple de dynamisme et de solidarité, malgré les difficultés économiques et sociales.
Une stratégie pour séduire au-delà de son camp
Cette annonce intervient alors que la droite cherche à se positionner en vue de la prochaine échéance électorale. Xavier Bertrand souhaite incarner une alternative crédible, susceptible de rassembler au-delà des clivages traditionnels. Il a appelé à « une union des forces républicaines » pour faire face aux défis du pays.
Il a également évoqué des thèmes chers à l'électorat de droite, comme la sécurité, l'immigration ou encore la réforme des retraites. Il a promis de présenter un programme détaillé dans les prochaines semaines.
Les réactions politiques
Cette candidature a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique. Certains élus de son camp saluent une décision courageuse, tandis que d'autres attendent de voir les détails de son projet. Du côté de la majorité présidentielle, on relativise, soulignant que la droite est divisée. L'opposition, quant à elle, voit en cette candidature une possibilité de renouveau.
Xavier Bertrand a conclu son discours en affirmant que « la France mérite mieux que les querelles politiciennes ». Il a donné rendez-vous aux électeurs pour les prochains mois, promettant de porter un projet « ambitieux et réaliste ».



