En février 2026, une vidéo en chinois, titrée « Pourquoi je me suis engagé : pour sauver l’avenir », est publiée par la CIA. Elle met en scène un officier chinois qui, après avoir constaté qu’il n’était plus en accord avec certaines décisions de son gouvernement, décide de contacter les services de renseignement américains pour leur transmettre des informations auxquelles il a accès. La scène est fictive, mais le message qui l’accompagne, lui, est bien réel : la CIA s’adresse directement à des membres de l’appareil chinois, à ceux qui disposent d’informations sensibles, et leur propose de prendre contact avec les services américains.
Des arguments pour convaincre les sources potentielles
Pour les convaincre de franchir le pas, la vidéo met en avant quelques idées fortes : un pouvoir « bâti sur d’innombrables mensonges », et le devoir de défendre sa patrie en choisissant « la bonne voie » pour son pays. La vidéo leur met également à disposition un guide pour contacter l’Agence de manière sécurisée.
Cette bataille pour recruter des sources ne se joue pas dans un seul sens. Pendant que Washington, tout comme d’autres capitales, tente de faire parler des ressortissants chinois, Pékin cherche lui aussi, à l’étranger, des personnes qu’il peut approcher, convaincre, ou sur qui faire pression.
Les opérations chinoises de renseignement et d’influence
Dans cet épisode de « Nid d’espions », on s’intéresse, avec Alexandra Saviana, rédactrice en chef adjointe du service Secret-défense de L’Express, à une autre forme d’espionnage, beaucoup plus discrète, mais qui touche directement la France : les opérations chinoises de renseignement et d’influence.
Pour aller plus loin, L’Express propose des récits comme « On ne peut pas travailler en Chine » d’Olivier Mas, ancien espion de la DGSE, ou « Des confidences sur l’oreiller » sur la manière dont les espions chinois ciblent la France, ainsi qu’une analyse sur la menace pour l’Europe : « En France, ils visent d’abord nos données scientifiques ».