Des organisations non gouvernementales ont déposé une plainte contre Donald Trump pour contester les sanctions américaines visant la Cour pénale internationale (CPI). L'action en justice, révélée mardi 11 août 2026, a été initiée à Washington par plusieurs ONG de défense des droits humains, qui dénoncent une entrave à la mission de la juridiction basée à La Haye.
Une plainte déposée à Washington
La plainte a été déposée auprès d'un tribunal fédéral de la capitale américaine. Les ONG requérantes estiment que les sanctions imposées par l'administration Trump, qui incluent des gels d'avoirs et des interdictions de visa pour les personnels de la CPI, violent le droit international et entravent la lutte contre l'impunité. Selon les plaignants, ces mesures constituent une pression inacceptable sur une institution judiciaire indépendante.
Des sanctions jugées illégales
Les sanctions, imposées en juin dernier, visent la procureure de la CPI et plusieurs de ses collaborateurs. Elles font suite à l'ouverture d'une enquête sur des crimes de guerre présumés commis par des ressortissants américains en Afghanistan. Les ONG affirment que ces mesures sont contraires aux engagements internationaux des États-Unis et portent atteinte aux principes fondamentaux de la justice pénale internationale.
Un recours symbolique mais significatif
Cette action en justice est qualifiée de symbolique par certains observateurs, mais elle pourrait avoir des répercussions politiques importantes. Elle intervient alors que la CPI a récemment élargi ses enquêtes à d'autres zones de conflit. Les plaignants espèrent que la justice américaine reconnaîtra l'illégalité de ces sanctions, ce qui pourrait contraindre l'exécutif à les lever. Aucune date d'audience n'a encore été fixée.



