Natation : les Bleus décrochent l'or en relais mixte, trois médailles
Natation : or pour le relais mixte, trois médailles pour les Bleus

L'équipe de France de natation a ajouté trois médailles à son palmarès mardi 11 août au Centre aquatique de Saint-Denis, dont le premier titre tricolore de la semaine grâce au relais 4x100 4 nages mixte. Maxime Grousset a pris l'argent sur 50 m papillon et Pauline Mahieu le bronze sur 200 m dos, tandis que Nathan Muratory a signé un record du monde junior sur 200 m dos.

Un relais en or pour conclure la journée

Au lendemain d'un relais 4x200 m nage libre en argent, les Bleus n'ont pas eu besoin de Léon Marchand pour briller. Le salut est passé par Maxime Grousset, argenté sur 50 m papillon, et Pauline Mahieu, bronzée sur 200 m dos. Mais il a fallu attendre la dernière course de la journée pour toucher à l'or : le relais 4x100 4 nages mixte, composé de Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel, a dominé les débats devant les Pays-Bas et la Russie.

Cette victoire a atténué la déception de Grousset, battu un peu plus tôt sur le papillon. Le Calédonien visait l'or, mais sa blessure il y a deux mois (fracture d'un orteil) et le retour progressif des nageurs russes et biélorusses ont contrecarré ses plans. Dans le relais, parti septième, il a finalement touché le mur en premier 100 m plus loin, offrant aux Bleus leur premier titre de la compétition.

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Mahieu sans regret, Wattel et Gastaldello dépassées

Pauline Mahieu, championne de Canet 66 expatriée au Canada depuis quelques mois, a savouré sa médaille de bronze sur 200 m dos. "Ce soir, je n'en ai pas", a-t-elle déclaré, sans regret. En revanche, pas de bonnes surprises sur le 100 m nage libre dames : Marie Wattel et Béryl Gastaldello, toutes deux du club de Montpellier (3MUC), ont terminé respectivement 6e et 8e, face à une adversité néerlandaise trop forte.

Muratory, la sensation du jour

Hors finale, la performance de la journée est à mettre au crédit de Nathan Muratory. Le jeune nageur de Canet 66, qui s'entraîne à Font-Romeu, a signé le record du monde junior et le meilleur temps des séries du 200 m dos en 1'54"87, devant son compatriote Mewen Tomac (1'55"14) et le champion olympique Hubert Kos (1'55"37). Ce temps lui aurait quasiment valu la médaille de bronze (1'54"85) ou d'argent (1'54"82) lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

"C'était l'objectif. Je savais que ça allait être dur, mais j'ai tout donné, j'y ai cru. Ça l'a fait, c'est incroyable de vivre ça ici, à Paris, c'est trop cool", a expliqué Muratory, donnant rendez-vous pour les demi-finales. Ces demies se feront sans Yohann Ndoye-Brouard, champion d'Europe 2022, condamné par la concurrence tricolore. "Je suis un peu dégoûté de passer si près (premier éliminé). Après la course du matin, je savais que ce serait dur. Je veux quand même retenir le positif. J'ai pris beaucoup d'expérience au contact de l'équipe de France A. Maintenant, on va bien récupérer et passer à la suite", a-t-il confié, en vue du 100 m dos samedi.

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