Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, a été entendu à huis clos par une commission du Congrès américain au Capitole à Washington, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Epstein. Avant d'entrer dans la salle, il a déclaré : « J’espère que mon témoignage aidera le travail important de cette commission pour rendre justice aux victimes. » Il a été interrogé sur ses liens d'amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Les déclarations de Bill Gates
En avril, un porte-parole du milliardaire avait indiqué à l'AFP que, bien qu'il n'ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d'Epstein, il était impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir ce travail important. Fin février, Bill Gates avait reconnu que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une « énorme erreur », tout en niant toute implication dans les agissements du financier américain. Il avait admis avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais sans lien avec les crimes d'Epstein.
Les révélations du dossier Epstein
Selon un enregistrement audio obtenu par le Wall Street Journal, Gates a déclaré : « C’était une énorme erreur de passer du temps avec Epstein » et d'inviter des dirigeants de la fondation Gates à des réunions avec lui. Il a affirmé : « Je n’ai rien fait d’illégal. Je n’ai rien vu d’illégal. » Sa relation avec Epstein a commencé en 2011, trois ans après que l'ex-financier avait plaidé coupable pour des faits de prostitution impliquant des mineures. Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, publié par le ministère américain de la Justice, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates, Epstein se targuant d'avoir aidé « Bill » à se procurer des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ». Cependant, la simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori.
Les témoignages d'autres personnalités
Plusieurs personnalités politiques américaines ont déjà témoigné devant cette commission d'enquête parlementaire, notamment l'ancien président démocrate Bill Clinton et l'actuel ministre du Commerce, Howard Lutnick. Bill Clinton avait alors assuré n'avoir eu « aucune idée des crimes » sexuels de son ancien ami. L'affaire Epstein continue de susciter des controverses, notamment autour de la publication des documents du dossier, qui poursuit Donald Trump depuis le début de son second mandat. Le républicain avait appelé l'an dernier ses partisans à passer à autre chose, malgré les demandes de transparence croissantes. Le ministère de la Justice assure avoir publié tous les documents qu'il était légalement contraint de rendre publics.



