Blocus du détroit d'Ormuz : des dizaines de navires français toujours bloqués
Blocus du détroit d'Ormuz : navires français bloqués

Blocus du détroit d'Ormuz : des dizaines de navires français toujours bloqués

Le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique situé entre l'Iran et Oman, est actuellement paralysé par les tensions entre l'Iran et Israël, suite aux frappes du 27 février. Cette situation critique entraîne le blocage de centaines de pétroliers et méthaniers dans le Golfe, avec des conséquences directes pour la flotte française.

Une flotte française immobilisée

Selon Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France, « entre 50 et 55 navires » sous pavillon français ou appartenant à des entreprises françaises sont encore bloqués dans la région en raison de la fermeture du détroit. « Il y en a une dizaine de moins que dimanche, ceux-ci étaient en amont du détroit et ont pu faire demi-tour », a-t-il précisé mardi.

Les bateaux toujours coincés derrière ce point de passage crucial pour le commerce mondial « sont bien identifiés, à l'ancre, au mouillage dans les zones les moins à risque du secteur ». Le détroit, d'une largeur d'à peine 50 kilomètres, borde les côtes iraniennes et celles du sultanat d'Oman.

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Types de navires concernés

Laurent Martens a détaillé la nature des bâtiments affectés :

  • Principalement des porte-conteneurs
  • Des navires de services
  • Des navires desservant des plateformes pétrolières
  • « Un petit nombre » de bateaux destinés au transport de gaz

Menaces iraniennes et enjeux économiques

En représailles après les frappes américaines, les Gardiens de la révolution iraniens ont fermé ce passage particulièrement crucial pour le transport maritime de pétrole. Un général des Gardiens de la Révolution a menacé lundi de « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit d'Ormuz « et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe ».

Le général Sardar Ebrahim Jabbari a affirmé sur le compte Telegram des Gardiens : « Nous attaquerons également les oléoducs et nous ne laisserons pas une seule goutte de pétrole quitter la région », ajoutant que les prix du pétrole allaient « atteindre 200 dollars dans les jours qui viennent ».

Un point névralgique du commerce mondial

Le détroit d'Ormuz représente un enjeu économique majeur :

  1. Environ 20% de la production mondiale de pétrole y transite chaque année
  2. Environ 20% du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial passe par ce détroit
  3. Il sépare l'Iran de la Péninsule arabique et donne accès au Golfe

Cette paralysie du trafic maritime dans une zone aussi stratégique pourrait avoir des répercussions économiques significatives sur les marchés mondiaux de l'énergie et du transport maritime.

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