L'association Demain la Terre !, créée en 1999 et basée à Gignac, a été un acteur majeur dans la naissance du Géoparc Cœur d'Hérault, labellisé par l'Unesco. Depuis des années, elle œuvre pour l'éducation à l'environnement et la valorisation du patrimoine géologique local.
Un site pilote : la Gravière de Gignac
Dès ses débuts, l'association s'est intéressée au patrimoine géologique du territoire. Thomas Michel, animateur environnement et membre depuis 2012, explique : « Chacun faisait ses actions dans son coin. Nous, on a décidé de réhabiliter les gravières, au sud de Gignac. » Cet ancien lieu d'extraction de matériaux alluvionnaires est devenu un site pilote, intégré aujourd'hui au Géoparc.
2015 : le début de la réflexion
En 2015, face à la densité exceptionnelle du patrimoine géologique, l'association a lancé une réflexion sur un projet de Géoparc. Une première réunion a eu lieu à la grotte de Clamouse, réunissant élus, scientifiques et citoyens pour étudier sa faisabilité. En 2018, un financement a permis l'embauche d'un chargé de projet, la mobilisation des partenaires (collectivités, associations, entreprises) et la création d'un site internet. En 2019, le Département a repris le dossier et s'est lancé dans la démarche de labellisation auprès de l'Unesco.
Un patrimoine géologique remarquable
« Nous avons ici à peu près tous les types de roches retraçant environ 600 millions d'années de notre planète. Il fallait protéger et valoriser ce patrimoine », souligne Thomas Michel. Parmi les sites remarquables, la dalle permienne de la Lieude, avec des empreintes de reptiles vieilles de plus de 250 millions d'années, ou encore la dalle callovienne fossilifère des Matelettes à Argelliers, le cirque de l'Infernet à Saint-Guilhem-le-Désert, et les quatorze chapelles du chemin de croix de Gignac, bâties sur des galets d'un ancien lit de rivière datant du Miocène.
Un Géoparc vivant
Le centre d'interprétation Argileum, à Saint-Jean-de-Fos, est également un géosite, mettant en valeur le savoir-faire ancestral des potiers. Ces exemples illustrent qu'un Géoparc n'est pas figé dans la pierre, mais qu'il interpelle aussi les activités humaines contemporaines, alliant géologie et culture.



