Le lycée du Cœur du Var, au Luc-en-Provence, ouvrira ses portes à la rentrée scolaire de 2030, a confirmé Marie-Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente du conseil régional en charge du dossier. Après plusieurs reports successifs – 2026 évoqué en 2022, 2028 en 2024 –, la nouvelle échéance semble cette fois solidement ancrée. La désignation du cabinet d'architecte Rudy Ricciotti, annoncée sur LinkedIn, marque une étape décisive.
Un calendrier enfin stabilisé
« La rentrée scolaire de 2030 sera celle de l'ouverture du lycée du Luc », affirme Marie-Florence Bulteau-Rambaud, avant de nuancer : « S'il n'y a pas de caillou qui vient se glisser dans la chaussure. » Les travaux préparatoires sont en cours, avec des fouilles archéologiques lancées au printemps. L'avant-projet définitif est attendu pour la fin de l'année 2026, suivi du dépôt du permis de construire en 2027 et de l'attribution des marchés mi-2028.
Le projet est conçu pour accueillir 1 100 élèves, une capacité qualifiée de « lycée moyen » par l'élue régionale. Le bâtiment, imaginé par l'agence Rudy Ricciotti, se présente « comme une véritable cité méditerranéenne, ouverte sur le massif des Maures et organisée autour d'une grande cour centrale paysagère », avec galeries protégées et équipements sportifs.
Un bâtiment pensé pour le climat
L'accent est mis sur l'environnement. Marie-Florence Bulteau-Rambaud évoque « un véritable îlot de fraîcheur », car les lycées « ne sont pas climatisés ». L'agence Rudy Ricciotti précise les choix techniques : « Façades en béton de chanvre ; béton bas carbone ; panneaux photovoltaïques ; gestion naturelle des eaux pluviales ; maintien de 40 % de surfaces perméables. »
Le regretté Dominique Lain, ancien maire du Luc décédé en exercice mi-juin, avait soutenu la candidature de ce cabinet. Selon l'élue, « ce qui l'avait séduit, c'était notamment l'intégration du projet dans le quartier en cours de création sur le site ».
Des formations tournées vers le tertiaire
L'offre pédagogique comprendra des Certificats d'aptitude professionnelle (intervention en maintenance technique des bâtiments, métiers du plâtre et de l'isolation, opérateur logistique), des Bac pro (technicien d'études du bâtiment, aménagement finition bâtiment, travaux publics, assistance de gestion des organisations et de leurs activités, technicien topographe) et un BTS travaux publics.
« L'idée, rappelle Marie-Florence Bulteau-Rambaud, c'est de ne pas faire entrer un lycée en concurrence avec un autre. Et de coller au dynamisme territorial : il y a en centre Var beaucoup de constructions, il est intéressant de former les jeunes sur ce type de profession. »
Un nom en hommage au maire défunt
Le nom du futur établissement n'est pas encore arrêté. Dominique Lain avait une idée précise : Jean-Baptiste Apollinaire-Lebas, natif du Luc et ingénieur à qui l'on doit le transport de l'obélisque de Louxor en 1836. « Dans tous les cas, on trouvera une manière de rendre hommage au maire du Luc », conclut Marie-Florence Bulteau-Rambaud.



