Policier d'ultradroite écroué à Paris pour projet terroriste
Policier d'ultradroite écroué pour projet terroriste

Un fonctionnaire de police âgé de 35 ans, acquis à une idéologie d'ultradroite radicale violente, a été mis en examen le 27 août pour « préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme » et placé en détention provisoire, a annoncé une source judiciaire à l'AFP jeudi 17 septembre au soir, confirmant une information de TF1-LCI.

Interpellé hors service le 23 août

Le suspect, qui « adhère à une idéologie d'ultradroite radicale violente », selon une source proche du dossier, avait été « interpellé sur la voie publique », alors qu'il était hors service, le 23 août. D'après TF1 et LCI, il est soupçonné « d'avoir voulu mener des attaques violentes contre des intérêts de l'État » et d'avoir « fabriqué des armes imprimées en 3D », entre autres.

Les investigations, confiées à un juge d'instruction le 27 août, « doivent permettre aux enquêteurs d'affiner l'étendue du projet criminel et les cibles envisagées », a souligné la source judiciaire auprès de l'AFP.

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Plusieurs chefs de mise en examen

Le trentenaire a été mis en examen pour « préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme », « fabrication ou commerce sans autorisation d'armes » de catégorie A ou B « en relation avec une entreprise terroriste ». Il est également poursuivi pour « détention non autorisée d'armes » de catégorie A « en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour des armes de catégorie B.

Le juge d'instruction l'a aussi mis en examen pour « provocation directe à un acte de terrorisme commise au moyen d'un service de communication au public en ligne », en référence à des publications sur Internet. Les avocats du policier n'avaient pas répondu jeudi soir à l'AFP.

Une menace « protéiforme » suivie de près

En février dernier, le Parquet national antiterroriste (Pnat) avait assuré que la menace d'ultradroite « fait l'objet d'une attention toute particulière ». « Cette menace protéiforme est une des plus préoccupantes de l'analyse partagée tant des services français que des échanges que nous avons avec nos partenaires étrangers, de par sa diffusion très dynamique sur les réseaux sociaux ou les plateformes du dark web », avait-il ajouté.

À Paris, le tribunal correctionnel juge actuellement un groupe d'ultradroite conspirationniste et séditieux, dirigé par Rémy Daillet, pour l'enlèvement de la jeune Mia au printemps 2021. Quinze personnes, âgées de 28 à 74 ans, comparaissent pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, ou encore séquestration, pendant trois semaines.

Cet été, ce même tribunal a vu défiler six sympathisants d'ultradroite radicale, âgés de 22 à 25 ans, soupçonnés d'avoir évoqué des projets violents contre les juifs, les musulmans, la communauté LGBT+ ou encore la gauche. Parmi eux, deux militaires soupçonnés d'être impliqués dans un trafic d'armes et d'avoir projeté ces actions violentes.

L'année 2025 avait été marquée par l'assassinat d'Hichem Miraoui, un Tunisien abattu à Puget-sur-Argens (Var), l'accusation imputant au suspect poursuivi, Christophe B., des idées d'ultradroite. C'était la première fois que le Pnat se saisissait d'un meurtre commis avec la circonstance aggravante de l'« appartenance » de la victime à « une prétendue race ou religion déterminée ».

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