L'association « Cogolin, ici et maintenant », créée dans le sillage de la campagne des municipales, entend offrir un espace de dialogue aux citoyens et assurer une veille sur les décisions votées en conseil municipal. Elle est l'émanation de la liste « Un cap pour Cogolin », qui était parvenue au second tour des élections municipales.
Une association née de la campagne électorale
L'idée a pris forme au lendemain du second tour des élections municipales. « On avait pour habitude de se réunir tous les lundis », explique Christopher Dos Reis, président de la nouvelle structure et colistier non élu. « Fatalité du scrutin, on s'est retrouvé le lundi suivant et on n'avait pas grand-chose à se dire. Mais est née l'idée de conserver ce collectif avec tous ceux qui ont apprécié ces moments de campagne. Le 23 mars, on commençait déjà à parler de l'association, et à travailler ensemble comme on l'a fait tout au long de la campagne. »
Le but affiché est clair : « permettre aux Cogolinois un espace de dialogue et une veille sur les décisions votées en conseil municipal », précise Christopher Dos Reis. « On souhaite vraiment les faire participer à la vie de la cité et être ce relais pour ceux qui n'ont pas le temps de s'investir », ajoute-t-il.
Un rendez-vous trimestriel et des moments festifs
L'association prévoit un rendez-vous par trimestre, alternant réunions thématiques sur la vie locale et moments festifs. Un grand repas de Noël est ainsi programmé le 11 décembre. Maryse Dujarric, secrétaire du collectif, témoigne : « Je suis fidèle à Pierre-Yves, à Cogolin pour transmettre nos idées, l'aventure continue. »
Arnaud Ferraro, colistier qui siège au conseil municipal, se présente comme le « porte-parole » de l'association : « Le représentant de ceux qui nous ont élus, de ceux qui sont peut-être déçus. On constate que votre action, à chaque fois que vous désignez quelque chose qui ne va pas, l'équipe municipale réagit. On commence à le voir, le projet, il n'y en avait pas. Continuez à nous faire ces remontées afin que la majorité vous rende des comptes en conseil. »
Pierre-Yves Tierce : « On n'est pas passé loin »
Pierre-Yves Tierce, président d'honneur de l'association, est revenu sur la défaite électorale, six mois après le scrutin. « Malgré la défaite, nous sommes plus unis que la majorité. Des personnes nous ont fait savoir qu'elles ne voulaient pas que ça s'arrête. L'objectif : parler de Cogolin, de l'actualité nationale, et aussi recevoir des personnalités du champ politique. Des moments conviviaux aussi car cela fédère et passer du bon temps ensemble, c'est ça aussi la vie », déroule-t-il. Il insiste : « Ce n'est pas une association politique, mais citoyenne », même si la frontière est relativement mince.
Sur sa défaite, l'élu ne tergiverse pas : « Tout ce qu'on a fait, on le referait : avec les mêmes personnes et la dignité que l'on a installée dans cette campagne du début à la fin. Je ne changerai rien. » Il attribue son échec à un « réflexe communautaire, une sorte de repli sur soi : “Isabelle Farnet-Risso, c'est l'enfant du pays, on va voter pour elle”. Ce n'était plus une question de projet. On a payé un héritage qui n'était pas le nôtre. »
Un rôle de vigie et de relais
Interrogé sur le silence de l'opposition au conseil municipal, Pierre-Yves Tierce se défend : « On a décidé de se comporter comme ça au début de ce mandat. Je ne suis pas un hystérique, à taper gratuitement sur chaque décision. Vous pensez que si on avait été élus, il n'y aurait plus de papier par terre ? Ce n'est pas vrai. » Il reconnaît néanmoins : « On a eu une très belle fête du Coq et la braderie estivale du mardi a trouvé son public. »
L'élu préfère s'accrocher à la forme d'un débat, « vision contre vision : regardez les conseils, on a posé beaucoup de questions. D'ailleurs, Mme le maire n'est pas trop contente quand on en pose. » Il prévient : « On ne pourra pas nous répondre trop longtemps, “ce n'est pas de notre faute”, “On vient d'arriver”... On arrive à la fin d'un cycle, on est là pour débattre. »
Une future adhérente a déjà soulevé deux dossiers qui l'intéressent : « la piste cyclable et les parkings ». Pierre-Yves Tierce répond : « Nourrir le débat entre nous avant tout pour que les élus se fassent le relais de l'avis général. On va affiner notre réflexion avec vos échanges. Le stationnement, c'était notre priorité n°1 car c'était votre priorité. Je constate qu'il n'y a pas d'étude sur le stationnement dans le budget voté... »



