Biodiversité : Le Pin, village pionnier du Gard rhodanien
Biodiversité : Le Pin, village pionnier du Gard

Depuis 2014, le village du Pin, dans le Gard rhodanien, a fait de la biodiversité un axe majeur de sa politique municipale. Le maire Patrick Palisse, en poste depuis cette date, détaille les actions menées et les projets à venir, à l'occasion de la conférence de l'agroclimatologue Serge Zaka sur l'eau, prévue vendredi 11 septembre.

Une politique environnementale ancrée depuis 2014

La démarche du Pin a débuté dès 2014 avec la coupure de l'éclairage public, une décision prise explicitement pour la biodiversité, et non pour des raisons économiques. En 2020, cette politique environnementale a été inscrite dans la profession de foi de l'équipe municipale. Durant ce second mandat, un projet rural a été construit pour cibler la nature et la biodiversité, avec l'implication de services civiques et de tous les acteurs locaux : associations, agriculteurs et enfants de l'école.

Plusieurs actions concrètes ont été engagées : plantation de haies, recensement des oiseaux du territoire, remise en état de terres en voie d'enfrichement. Un projet de pastoralisme est également en cours de réflexion.

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L'Atlas de la biodiversité communale, un outil de gestion

Le maire revient sur l'Atlas de la biodiversité communale, dont l'avancement sera présenté vendredi. Cette démarche, normée et financée à 80 % par l'État via l'Office français de la biodiversité (OFB), répond à quatre objectifs : réaliser un inventaire ciblé de la faune et de la flore (chauves-souris, pie-grièche, amphibiens, etc.), associer les populations pour les sensibiliser, ancrer les données collectées dans les documents politiques comme le PLU pour protéger certaines zones, et intéresser les autres communes.

« C'est un outil de gestion du territoire », souligne Patrick Palisse. Le dossier pour un atlas intercommunal a été déposé avec l'agglomération, dont il est vice-président en charge de la transition écologique. Une validation de l'OFB est attendue d'ici la fin de l'année pour un financement de 300 000 à 400 000 €. Les secteurs les plus sensibles seront ensuite choisis, avec des communes volontaires.

Des effets concrets sur la faune locale

Les actions menées depuis 2014 ont des résultats tangibles. Le repeuplement de lapins, via la construction de grandes garennes artificielles, a permis le retour des animaux dans les secteurs concernés. « Comme les lapins sont à la base de la chaîne écologique, des mammifères comme le renard et des rapaces sont revenus », explique le maire.

La question de l'eau est également centrale. Le Pin a subi la sécheresse, bien que sans les difficultés d'eau potable rencontrées à Cavillargues ou Saint-Marcel-de-Careiret. Une vingtaine d'abreuvoirs ont été construits pour les animaux sauvages. Les périodes de sécheresse intense, tous les deux ou trois ans, mettent des espèces en danger, notamment des arbres. C'est une problématique qui dépasse largement la commune, d'où le choix de ce thème pour la conférence.

Serge Zaka animera cette conférence sur l'évolution de la ressource en eau dans un contexte agricole et paysager, vendredi 11 septembre à 18 h 30 à la salle des fêtes du Pin. L'objectif est de faire essaimer la démarche : « Le but est que toutes les communes intègrent les enjeux avant d'intégrer les contraintes », conclut Patrick Palisse.

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