Amor mi a mort : un peintre et un photographe unis par l'amour
Amor mi a mort : un duo artistique sur les affres de l'amour

Le peintre brignolais Stéphane Lovighi-Bourgogne et le photographe pontois Stéphane Ménétrier ont sorti en juin 2026 l'ouvrage « Amor mi a mort ». Ce livre, publié aux éditions MazetoSquare, explore « les affres de l'amour qui dépassent l'érotisme », selon le peintre. Il est en vente notamment au centre d'art La Falaise à Cotignac.

Un duo artistique de trente ans

L'amitié entre les deux hommes est née à Barjols il y a trente ans. Stéphane Ménétrier, photographe et exploitant forestier, se décrit comme « le gardien de son temple ». Il explique : « Je photographie et archive une grande partie de ce qu'il fait ». Le livre présente de nombreux tableaux « d'époques différentes » qui se découvrent au fil des pages.

« Il y a un jeu de mots. C'est avant tout sur les affres de l'amour qui dépassent l'érotisme », précise Stéphane Lovighi-Bourgogne. « Tout part d'une histoire d'amour qui se ramène à toutes les autres », ajoute-t-il, en référence à une rupture avec une femme nommée la Pompe Amour.

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Une œuvre née de blessures

Les textes de l'ouvrage sont rares mais forts. Stéphane Ménétrier lit les mots imprimés au dos du livre : « Enfant trahi, blessé par les adultes, il a grandi en manque d'amour. De ces blessures est née une œuvre brute et intense sans concession. Le dessin et la peinture sont devenus son refuge, sa nécessité, sa manière de survivre ».

Le peintre, âgé de 58 ans, se livre sans filtre : « Il y a plus de 35 ans que je me suis attelé à la peinture. Mon travail est un lourd contentieux. » Il évoque des épisodes douloureux de sa vie : « Je ne sors pas des Beaux-Arts, je sors du trottoir. » Sur l'amour, il déclare : « Aimer la vie, c'est pour moi ne pas avoir peur de la mort. Vivre pour aimer. Aimer me dévore ».

Un artiste autodidacte et prolifique

Stéphane Lovighi-Bourgogne, natif de Dijon, a présenté ses œuvres dans de nombreuses galeries à Genève, Paris, Marseille, Aix, Carcès, Cotignac. « J'ai exposé avec les plus grands maîtres. J'ai fait mon chemin », affirme-t-il. L'autodidacte a aussi été un touche-à-tout : « J'ai fait tous les métiers du monde mais un peu comme Chaplin, je faisais tout à l'envers ».

Dans son appartement du centre ancien de Brignoles, qu'il occupe depuis 2017, murs et plafonds de toutes les pièces sont peints. « C'est de la peinture à l'huile, elle va sécher pendant cent ans », précise-t-il. Tout a commencé par une fresque, puis une autre, après « une rupture avec cette femme ». Il a comblé tout l'espace en « moins d'un mois ». « Chaque histoire d'amour me nourrit. Quand ça a été terminé, les plafonds n'étaient pas faits. Grâce à elle, j'ai fait tous les plafonds et peut-être six cents dessins », confie-t-il.

L'ouvrage « Amor mi a mort » est disponible depuis juin 2026, notamment au centre d'art La Falaise à Cotignac.

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