Rivières secrètes : une expo immersive au musée Honoré-Camos
Rivières secrètes : expo immersive au musée Honoré-Camos

Depuis vendredi, le musée-galerie Honoré-Camos, installé dans une ancienne chapelle sur la place Saint-Étienne, accueille l'exposition « Rivières secrètes ». Organisée par le service art et histoire de DPVa (Dracénie Provence Verdon agglomération), avec le CAUE du Var et la Maison régionale de l'eau de Barjols, cette exposition temporaire est visible jusqu'au 3 janvier 2027. Elle propose une plongée dans les milieux aquatiques du Var, souvent méconnus du grand public.

Dès l'entrée, les visiteurs découvrent une succession de photographies et de panneaux soigneusement éclairés. Près de 25 clichés de Sébastien Arrighi, réalisés en 2021 dans le cadre d'un projet culturel et scientifique du CAUE du Var intitulé « Eautochtone, l'eau varoise, matrice forte et fragile », composent l'exposition. « Loin d'une simple illustration documentaire, les photos de Sébastien Arrighi révèlent la part intime et mystérieuse de ces territoires de l'eau », explique Pierre Razet, médiateur culturel du service Art et Histoire de DPVA.

Une diversité de milieux aquatiques à découvrir

Les photographies présentent une grande variété de paysages : rivières de plaine aux eaux calmes où évoluent anguilles, brochets, gardons et larves de libellules, mais aussi cours d'eau « en tresse », plus tumultueux, qui se divisent en plusieurs bras et connaissent de fortes variations de débit et de température. La nature du sol joue un rôle essentiel dans la répartition de ces milieux. Sur les terrains calcaires, les sources émergent et offrent une eau très fraîche, permanente et riche en oxygène, particulièrement favorable aux truites, blageons, vairons, larves de plécoptères et crustacés Gammaridae. À l'inverse, sur une roche imperméable, certaines rivières peuvent connaître de sévères périodes d'assèchement, mais quelques espèces comme le barbeau méridional, l'anguille ou le chevesne parviennent à y survivre.

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L'exposition alerte sur les comportements qui fragilisent les rivières

Au-delà de la présentation de cette nature, l'exposition met en garde contre certaines pratiques. Elle revient notamment sur les barrages de galets construits pour s'amuser, régulièrement dénoncés par le Parc naturel régional du Verdon. Ces petits ouvrages improvisés peuvent faire grimper la température de l'eau, ralentir, voire stopper le débit, entraînant une prolifération des algues et une baisse du taux d'oxygène. Ce déséquilibre touche directement les poissons, déjà fragilisés par les espèces invasives, l'érosion des berges et la pollution.

Pour une découverte plus immersive, l'exposition intègre également des technologies modernes : des casques de réalité virtuelle et des tablettes numériques permettent aux visiteurs de s'immerger dans ces paysages et de comprendre la vulnérabilité de ces écosystèmes. Jusqu'au 30 septembre, le musée est ouvert du mercredi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30, et le dimanche de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. À partir du 1er octobre, les horaires changent : ouverture du mercredi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, et le dimanche de 14 h à 18 h. La réservation se fait sur billetterieculture.dracenie.com.

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