Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots, écarte définitivement l'idée d'un tramway jusqu'à la mer et propose à la place un téléphérique. Selon lui, ce mode de transport serait « trois fois moins cher » et ne consommerait pas d'espaces. Il l'a affirmé dans un entretien accordé à Midi Libre, publié le 27 septembre 2026.
Un téléphérique pour survoler les étangs et la mer
« Le tram à la mer, pour relier Montpellier c'est non ! Mais en revanche un téléphérique… cela serait plus moderne, plus beau », a déclaré Christian Jeanjean. Il imagine un téléphérique qui survolerait les étangs et la mer, offrant un paysage spectaculaire. « Toute l'Europe viendrait prendre le téléphérique qui survole les étangs, la mer. Mais quel paysage ! Quelle découverte ! » s'est-il enthousiasmé.
Le maire de Palavas affirme avoir déjà évoqué ce projet avec Michaël Delafosse, le maire de Montpellier. « Il connaît mon projet. On se parle et on s'entend bien », a-t-il précisé, ajoutant qu'il espère que ce mode de transport pourra être rediscuté. Il reconnaît toutefois que le financement reste un obstacle majeur.
La corrida annulée et les traditions camarguaises
Interrogé sur l'annulation de la corrida du 10 octobre par le tribunal administratif, Christian Jeanjean s'est dit « légaliste ». « Si le juge me demande de l'annuler, je l'annulerai », a-t-il affirmé, tout en précisant que le délégataire réfléchit à faire appel. Il a souligné que Palavas reste une terre de traditions, avec notamment la feria d'automne et le retour de l'abrivado de la plage ce dimanche.
Concernant le reportage du JDD sur le nombre prétendument croissant de burkinis sur les plages, le maire a qualifié l'article de « complètement bidon ». « Sur nos plages, ça ne trouble pas l'ordre public et ce n'est pas vrai de dire qu'il y en a plus qu'avant », a-t-il insisté, appelant à « vivre ensemble ».
Le consensus avec la Métropole et le projet de tramway à l'aéroport
Christian Jeanjean a salué l'accord « historique » sur le projet de tramway reliant le centre de Montpellier à l'aéroport, situé sur la commune de Mauguio. « C'est malheureux qu'il ait fallu autant de temps », a-t-il regretté, tout en rappelant la nécessité de trouver des financements dans un contexte compliqué. Il a également évoqué son départ de Montpellier Agglomération en 2004 pour rejoindre le Pays de l'Or, sans regrets.
Revenant sur sa fâcherie avec Georges Frêche, il a raconté avoir refusé de voter une décision contraire aux intérêts de Palavas. « Il m'a dit : "Puisque c'est ainsi, tu ne seras plus vice-président et tu perdras tes indemnités." Je lui ai répondu : "Garde tes indemnités, moi je ne suis pas à vendre." » Il a ensuite défendu l'amendement Blanc, permettant aux communes de quitter une intercommunalité. Malgré ce conflit, il a affirmé qu'ils s'appréciaient mutuellement, Georges Frêche l'ayant même qualifié d'ami quelques semaines avant son décès.
Un tourisme douze mois sur douze
Le maire de Palavas a dressé un bilan estival « plutôt bon » malgré les canicules et la hausse du prix du carburant. Il souhaite accélérer la transition vers un tourisme « douze mois sur douze », en renforçant le marché de Noël et en multipliant les événements. « Palavas ne doit pas être une ville touristique de deux mois », a-t-il conclu.