Silvio de Barros, chercheur en intelligence artificielle, affirme utiliser l'IA comme un outil sans jamais lui confier sa capacité de réflexion. Dans un entretien, il précise : « Je ne laisse jamais l'IA penser ou écrire à ma place. » Cette position intervient alors que les outils d'IA générative se multiplient.
Une utilisation raisonnée de l'IA
De Barros, qui travaille sur les modèles de langage, souligne l'importance de garder le contrôle humain. Selon lui, l'IA peut assister dans des tâches répétitives mais ne doit pas se substituer à la créativité ou au jugement. Il cite l'exemple de la rédaction : « L'IA peut proposer des formulations, mais c'est à moi de décider du sens. »
Les risques d'une délégation excessive
Le chercheur met en garde contre une confiance aveugle envers les systèmes d'IA. « Si on laisse l'IA décider à notre place, on perd notre capacité critique », déclare-t-il. Il rappelle que les modèles peuvent reproduire des biais ou générer des informations erronées. De Barros recommande une approche où l'humain reste au centre des décisions.
Un équilibre entre assistance et autonomie
Dans son laboratoire, De Barros utilise l'IA pour analyser des données, mais valide toujours les résultats. « L'IA est un amplificateur d'intelligence, pas un remplacement », insiste-t-il. Il prône une formation à l'éthique de l'IA pour les utilisateurs. Selon une étude récente, 60 % des professionnels utilisant l'IA admettent lui confier des tâches de réflexion, un chiffre que De Barros juge alarmant.



