Le sous-continent indien s'affirme comme le nouvel eldorado de l'horlogerie de luxe. Face aux tensions économiques internationales et à l'essoufflement du marché chinois, les marques occidentales et japonaises, y compris françaises, se tournent massivement vers l'Inde, un marché en plein essor qui attire les convoitises.
L'épiphanie horlogère de Mark Zuckerberg
L'histoire commence en mars 2024, lors des festivités prénuptiales d'Anant Ambani, fils de l'homme le plus riche d'Inde et passionné d'horlogerie. Parmi les invités prestigieux figurent Bill Gates, Rihanna et Mark Zuckerberg. Dans une vidéo devenue virale, le patron de Meta déclare, après avoir admiré la Richard Mille du futur marié, estimée à un million d'euros : « Je n'ai jamais voulu de montre. Mais, là, je me dis : c'est cool. »
Depuis cette révélation, Zuckerberg a constitué une collection de garde-temps mécaniques rares et extrêmement chers, issus des manufactures Patek Philippe, F.P. Journe, De Bethune ou encore Greubel Forsey. Cette anecdote, rapportée par Françoise-Marie Santucci dans un article publié le 17 octobre 2026, illustre l'attrait croissant pour l'horlogerie de luxe en Inde.
Un marché en pleine expansion
Deux ans après l'anecdote « Ambani/Zuck », l'Inde a consolidé sa position sur l'échiquier mondial de l'horlogerie. Le pays est désormais perçu comme un eldorado par les marques occidentales et japonaises, qui cherchent de nouveaux débouchés pour compenser les difficultés rencontrées sur d'autres marchés. Les marques françaises ne sont pas en reste, séduites par le potentiel de ce sous-continent.
Le groupe horloger indien Titan, avec sa marque haut de gamme Nebula, illustre cette dynamique. Son modèle Jalsa, présenté comme un exemple de l'horlogerie indienne, témoigne de la montée en gamme du secteur local. Toutefois, des sceptiques persistent, doutant de la capacité de l'Inde à devenir un marché majeur pour le luxe horloger, malgré l'enthousiasme des marques.
Un avenir prometteur malgré les doutes
L'engouement pour l'horlogerie haut de gamme en Inde se heurte encore à des obstacles, notamment en termes de pouvoir d'achat et de culture horlogère. Néanmoins, les marques internationales, y compris françaises, s'emballent et multiplient les initiatives pour conquérir ce marché émergent. L'épisode Zuckerberg, largement médiatisé, a contribué à populariser l'horlogerie de luxe auprès d'une nouvelle génération d'acheteurs indiens.
L'Inde, avec sa population jeune et sa croissance économique, représente un potentiel considérable pour l'industrie horlogère mondiale. Les marques qui sauront s'adapter aux spécificités locales, notamment en matière de distribution et de marketing, pourraient bien tirer leur épingle du jeu dans les années à venir. L'avenir dira si ce marché, encore naissant, tiendra ses promesses.