La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a annoncé une baisse de 28% de ses bénéfices nets pour le trimestre clos fin juin, à 360 millions d'euros, contre 500 millions un an plus tôt. Cette contre-performance intervient malgré une augmentation de 10% du nombre de passagers, à 55,5 millions, selon les résultats publiés lundi.
Impact de la crise en mer Rouge
La crise au Yémen et l'instabilité dans le détroit d'Ormuz ont entraîné une hausse des prix du carburant, principal poste de dépenses des compagnies aériennes. Ryanair a vu sa facture de kérosène augmenter de 15% par rapport à l'année précédente, a précisé le groupe dans un communiqué. "Les événements géopolitiques au Moyen-Orient ont perturbé les routes maritimes et fait grimper les coûts du carburant", a déclaré Michael O'Leary, directeur général de Ryanair.
Hausse des coûts opérationnels
Outre le carburant, la compagnie a subi une pression sur les coûts salariaux et les redevances aéroportuaires. Les dépenses totales ont augmenté de 12% sur un an. Ryanair prévoit désormais un bénéfice net annuel compris entre 1,55 et 1,75 milliard d'euros, en baisse par rapport à la précédente fourchette de 1,7 à 2 milliards.
Stratégie de croissance maintenue
Malgré ces difficultés, Ryanair continue d'étendre son réseau avec l'ouverture de nouvelles bases, notamment en Europe de l'Est. Le nombre de passagers devrait atteindre 205 millions pour l'ensemble de l'exercice, contre 198 millions l'an dernier. "Nous restons confiants dans notre modèle low cost et notre capacité à attirer davantage de voyageurs", a ajouté O'Leary.



