Prudence si vous vendez des objets sur Internet en tant que particulier, sur des plateformes de seconde main comme Vinted, Leboncoin ou Facebook. Depuis plusieurs mois, des escrocs utilisent l'image de PayPal pour vous soutirer de l'argent, comme le rapporte Capital.
Comment se déroule l'arnaque ?
Les fraudeurs se font passer pour des acheteurs potentiels et manifestent leur intérêt pour un objet. Au moment de payer, ils envoient à leur victime un lien frauduleux imitant la plateforme PayPal, par e-mail ou par SMS. Cette page indique que le paiement est « en attente » et que des frais sont nécessaires pour le finaliser.
Pressé de conclure la transaction, le vendeur peut être tenté de régler la somme demandée, généralement comprise entre 20 et 50 euros. « Le vendeur pense que l'argent est déjà là et qu'il ne manque qu'une formalité », analyse François Duvar, expert en cybersécurité. « C'est précisément ce sentiment d'urgence que les fraudeurs exploitent. »
Des demandes répétées et des risques de vol de données
Après ce premier paiement, l'escroc revient souvent à la charge et exige des paiements supplémentaires, toujours via de faux liens PayPal. En plus de la perte financière, le vendeur peut se faire dérober ses données personnelles ou ses informations bancaires, qui serviront ensuite pour d'autres tentatives de phishing.
Comment se protéger ?
L'arnaque repose sur un fait réel : PayPal facture parfois des frais supplémentaires. Mais ces frais sont clairement listés sur le site de PayPal (transactions internationales, conversions de devises) et sont déduits directement lors du paiement, pris en charge par l'acheteur. L'opération apparaît toujours sur le compte PayPal du vendeur.
En cas de doute, il est impératif de se connecter directement à son compte PayPal et de n'accepter aucune démarche en dehors de cette plateforme sécurisée. Si le paiement a déjà été effectué, contactez rapidement votre banque pour contester ou faire opposition. Enfin, signalez l'incident sur cybermalveillance.gouv.fr ou sur la plateforme PHAROS.



