À Millau, l'association L'Outil en main transmet les métiers manuels aux jeunes
À Millau, L'Outil en main initie les jeunes aux métiers manuels

À Millau, l'apprentissage des métiers manuels séduit les jeunes. L'association L'Outil en main y a remis ses premiers certificats à sept jeunes, tout en annonçant de nouveaux ateliers financés par un don de 4 500 € de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées, via la Société locale d'épargne Aveyron-Sud.

Une première promotion de sept jeunes initiés

Électricité, couture, pâtisserie, plomberie… L'antenne millavoise de L'Outil en main, association nationale dédiée à la transmission des savoir-faire manuels aux jeunes, a clôturé son année avec la remise des certificats d'initiation aux sept premiers inscrits. Ce diplôme symbolise une année riche en apprentissages, découvertes et partage.

L'occasion a également permis d'annoncer de nouveaux ateliers grâce à un chèque de 4 500 € offert par la Caisse d'Épargne. « Ce soutien concret permettra d'investir dans du matériel pour de nouveaux ateliers, comme la plomberie, la couverture, la coiffure, la poterie ou les métiers du cuir », précise l'association.

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Une aventure humaine et solidaire

Née en 1987 à Troyes, l'association L'Outil en main est présente dans près de 300 villes, dont cinq en Aveyron. Sa mission : initier les jeunes de 9 à 16 ans aux métiers manuels, à l'artisanat et au patrimoine, encadrés par des bénévoles passionnés, souvent retraités.

À Millau, l'aventure a débuté il y a moins d'un an, portée par André Malaval, électricien à la retraite. « C'est un collègue artisan qui m'a poussé à me lancer, explique-t-il. À la retraite, j'avais envie de transmettre mon savoir et de recréer du lien. Aujourd'hui, nous sommes une quinzaine de bénévoles à encadrer les ateliers chaque mercredi après-midi, au collège Marcel-Aymard, qui nous accueille gracieusement. »

Depuis novembre, Léandre, Paul, Hayden et les autres découvrent mosaïque, électricité, travail du bois, couture, et bien d'autres métiers, tout en apprenant le respect du savoir-faire, la patience et l'entraide. « Chaque atelier est une nouvelle expérience, et chaque enfant repart avec des connaissances, mais surtout avec des souvenirs inoubliables », souligne André Malaval.

Des perspectives de développement

« Ce certificat, ce n'est pas qu'un bout de papier, c'est la preuve de leur engagement, de leur curiosité et de leur persévérance », a rappelé André Malaval, qui a su fédérer autour de lui 23 bénévoles compétents dans chaque spécialité. Il aimerait pouvoir accueillir davantage d'élèves. « Le collège Marcel-Aymard a la gentillesse de nous accueillir ici à l'année, mais nous sommes un peu à l'étroit », reconnaît l'association.

Les autres exemples aveyronnais donnent des idées. À Rodez ou Villefranche, ils sont une cinquantaine à profiter de ce dispositif qui vise à réconcilier les élèves avec le travail manuel et à offrir à ceux qui « se cherchent une voie et ne savent pas trop quoi faire », remarque le principal adjoint Jordi Sales Bernus, l'opportunité de se découvrir une passion. Dans la cité du gant, ils ne sont que sept pour l'instant, probablement dix à la rentrée prochaine, valide André Malaval, contraint d'instaurer une liste d'attente.

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