Des sourires et de l’excitation, puis des larmes. Le parc animalier de Branféré, dans le Morbihan, connaît un début de mois de juin étrange. Alors qu’il venait de fêter l’arrivée d’un spécimen très rare de girafon, le zoo vient de perdre l’un de ses animaux les plus majestueux. Après dix-neuf ans passés à Branféré, à mi-chemin entre Vannes et Redon, le mâle girafe Tamu est décédé.
Une mort brutale et inattendue
D’après les équipes du parc animalier du Morbihan, l’alerte a été donnée tôt dimanche matin quand l’immense mammifère s’est effondré « brutalement ». Des spécialistes ont été déployés sur les lieux, aidés par les pompiers, mais « Tamu n’a malheureusement jamais retrouvé la force de se remettre debout », rapporte le parc animalier. « Son état s’est rapidement dégradé, avec plusieurs arrêts respiratoires », précisent les équipes, qui ont dû se résoudre à l’euthanasier « avant qu’il ne s’épuise. »
Un emblème disparu, une équipe endeuillée
L’annonce de la mort de la girafe a fait l’objet de nombreux commentaires d’habitués du parc animalier, ému de perdre l’un des emblèmes de Branféré. Dans les équipes, la nouvelle est également difficile à encaisser. « Certains soigneurs, vétérinaires et collaborateurs l’ont accompagné depuis son arrivée. »
Un girafon rare arrivé peu avant
Le décès du mâle s’est produit peu de temps après l’arrivée d’un jeune girafon de Nubie. Agé d’un an et demi, ce mâle de l’une des sous-espèces les plus menacées au monde était né au Tierpark de Berlin. « Il ne resterait plus que quelques centaines d’individus à l’état sauvage », assure le parc. A son arrivée début juin, le girafon a été progressivement intégré après une phase d’observation auprès des trois autres mâles, qui ne sont désormais plus que deux.
Un programme de conservation renforcé
À terme, Branféré accueillera également une femelle, afin « de constituer un groupe reproducteur et contribuer à la préservation de l’espèce. »
D'autres naissances rares au parc
Avant l’arrivée du girafon, le parc animalier avait déjà vibré au rythme des naissances de spécimens rares. Six bébés coatis à nez blanc sont nés à quelques jours d’intervalle. « Une naissance rare pour cette espèce, qui n’avait plus été observée dans un parc animalier français pendant près de trente ans avant celle du Zoo de la Bourbansais en 2019 », rapportent les équipes. Un bébé fourmilier géant a également vu le jour. Des canards à aile blanche, des poussins manchots de Humboldt et des antilopes cobes de Mrs Gray sont nés cette année.



