La mort du créateur de la célèbre chouette d'or, survenue en avril 2024, a plongé la communauté des chouetteurs dans une profonde incertitude. Ce jeu de piste, lancé en 1993, promettait un trésor d'une valeur estimée à 150 000 euros à celui qui trouverait la réplique en bronze cachée quelque part en France. Aujourd'hui, la bataille pour récupérer le butin fait rage entre les héritiers et les participants les plus acharnés.
Un héritage contesté
Michel Becker, l'artiste qui a sculpté la chouette, et Régis Hauser, l'auteur des énigmes, étaient les deux piliers de ce jeu. Avec la disparition de Hauser, les droits sur le jeu et les indices sont devenus flous. Selon les proches de Hauser, ce dernier aurait confié à Becker la mission de révéler la solution ultime. Cependant, les chouetteurs, organisés en associations, contestent cette version et réclament une transparence totale.
« Je veux que toute la bande fasse ses quinze ans de taule », a déclaré un chouetteur anonyme, exprimant la colère d'une partie de la communauté qui estime que les héritiers cherchent à s'approprier le trésor sans respecter les règles du jeu.
Les enjeux juridiques
Le litige porte sur la propriété intellectuelle des énigmes et la localisation exacte de la cache. En l'absence de testament clair, les tribunaux devront trancher. Un expert juridique interrogé par nos confrères du Monde estime que « la situation est complexe, car le jeu repose sur un équilibre subtil entre créateur et participants ». La valeur symbolique du jeu dépasse largement le montant du trésor, certains collectionneurs offrant jusqu'à 50 000 euros pour des indices originaux.
L'impact sur la communauté
Depuis l'annonce du décès, les forums de chouetteurs sont en ébullition. Certains appellent à une mobilisation pour faire pression sur les héritiers, tandis que d'autres préfèrent attendre une décision de justice. « Nous avons passé des années à décrypter les énigmes, on ne va pas laisser tomber maintenant », confie un participant régulier. Le jeu, qui a attiré des milliers de passionnés, pourrait bien se terminer par un feuilleton judiciaire.



