« La Dernière Patiente » s'impose d'emblée comme un portrait d'Anouk Grinberg, à la fois sujet, enjeu et défi de l'œuvre. Le réalisateur Rémi Bassaler signe ici son premier long-métrage, et la rencontre avec l'actrice s'est produite au bon moment. Il affirme avoir écrit le rôle de Judith pour elle, tandis qu'elle confie avoir collaboré au scénario. Une complicité qui transparaît à l'écran, où la caméra ne se lasse jamais de capturer les moindres nuances de son jeu.
Un rôle écrit sur mesure
Le personnage de Judith, médecin, a été pensé pour Anouk Grinberg. Rémi Bassaler le revendique : il a écrit ce rôle pour elle. De son côté, l'actrice évoque un travail conjoint sur le scénario, comme s'ils avaient porté ce film ensemble. Cette synergie donne naissance à une interprétation d'une précision remarquable, où chaque geste, chaque regard semble avoir été longuement travaillé.
La médecine comme art de la performance
Pour incarner ce rôle, Anouk Grinberg a probablement observé longuement la gestuelle des médecins. Elle a saisi la dimension théâtrale de cette profession, et le résultat est inattendu : en la voyant, on réalise à quel point les médecins sont les interprètes de leur art. Plus ils jouent bien leur rôle, mieux le patient se sent, jusqu'à ce que leur cabotinage nous fasse du bien. Une réflexion subtile sur le pouvoir de la mise en scène dans le soin.
Une caméra amoureuse de son actrice
Le film doit beaucoup à la manière dont Rémi Bassaler filme Anouk Grinberg. Avec insistance, à l'affût de chacune des précisions qu'elle offre à son personnage, il construit un portrait intime et captivant. Cette attention constante révèle une actrice au sommet de son art, qui n'avait pourtant plus rien à prouver. Le spectateur, lui, ne se lasse jamais de la voir évoluer dans ce rôle de médecin, entre gravité et humanité.



