Vigilance infradépartementale : Nice Météo salue mais veut plus de précision
Vigilance infradépartementale : Nice Météo salue mais veut plus

Depuis le 1er septembre, Météo-France a mis en place une vigilance « infradépartementale » permettant de distinguer différentes zones au sein d'un même département. Une évolution saluée par Anthony Brunain, météorologue amateur et fondateur de la page Nice Météo, qui estime toutefois que le zonage reste trop imprécis, notamment par rapport à celui utilisé pour les feux de forêt.

Une attente forte dans les Alpes-Maritimes

Cette évolution était particulièrement attendue dans les Alpes-Maritimes, où les phénomènes météorologiques peuvent fortement varier entre le littoral, l'arrière-pays, l'est et l'ouest du territoire. « Il était temps », estime Anthony Brunain, tout en reconnaissant une certaine déception : « On s'attendait à quelque chose d'un peu plus précis. »

Le principe retenu par Météo-France repose sur un zonage cartographique, avec des secteurs pouvant apparaître dans une couleur de vigilance différente. Mais, selon lui, la lecture pourrait rester délicate pour les communes. « Pour un maire, savoir s'il est exactement compris dans la zone ou pas, c'est un peu plus compliqué », estime-t-il.

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Un découpage jugé moins précis que celui des feux de forêt

Le météorologue amateur regrette notamment que Météo-France n'ait pas retenu un découpage comparable à celui utilisé pour la vigilance feux de forêt, où les massifs sont clairement identifiés. Dans les Alpes-Maritimes, ces secteurs correspondent aussi largement aux reliefs et aux bassins versants, qui structurent justement les phénomènes météorologiques. « Ces zones existent déjà », souligne-t-il.

Au-delà de la précision cartographique, Anthony Brunain voit surtout dans cette évolution un intérêt pour la gestion des épisodes en temps réel. Car la prévision et l'observation sont deux choses différentes. Les modèles numériques permettent d'anticiper un phénomène, tandis que les radars permettent ensuite de suivre sa formation et son déplacement. « On peut voir qu'un phénomène se forme et qu'il se déplace vers Cannes, par exemple », explique-t-il.

Une adaptation plus rapide aux phénomènes localisés

Une vigilance infradépartementale pourrait alors permettre d'adapter plus rapidement l'alerte à la réalité du terrain, sans avoir à placer l'ensemble du département en orange ou en rouge. Un enjeu particulièrement important lors des épisodes très localisés.

Reste à voir comment Météo-France utilisera ce nouvel outil dans les prochains épisodes. Anthony Brunain s'attend à un démarrage prudent, avec de grands secteurs – littoral, Haut-Pays, est et ouest – avant, peut-être, un affinage progressif. « C'est un début », résume-t-il.

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