Danielle Arbid filme un amour décrié dans un Liban reconstitué en studio
Danielle Arbid filme un amour décrié dans un Liban en studio

La réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid signe un nouveau long-métrage intitulé Seuls les rebelles, présenté en compétition au Festival de Cannes 2026. Le film raconte une histoire d'amour décriée dans un Liban reconstitué entièrement en studio, une prouesse technique et artistique qui permet de contourner les contraintes de tournage dans un pays en crise.

Un amour interdit dans un pays fracturé

L'intrigue suit deux jeunes amants, issus de milieux sociaux et religieux opposés, qui luttent pour vivre leur relation dans un Beyrouth déchiré par les tensions communautaires. Leur amour est clandestin, jugé scandaleux par leurs familles et la société. Arbid explique avoir voulu montrer « la puissance de l'amour face à l'oppression, mais aussi les fractures d'un pays qui ne guérit pas ».

Le tournage en studio, un choix radical, a permis de recréer des décors emblématiques de Beyrouth – ruelles, immeubles délabrés, bars enfumés – avec une précision méticuleuse. « Nous avons construit une ville miniature, mais vivante », confie la réalisatrice. Ce procédé offre une liberté totale de mise en scène, tout en évoquant la reconstruction impossible du Liban.

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Un casting international et une dimension politique

Le film réunit des acteurs libanais, français et belges, dont la révélation du cinéma libanais Nour El Hajj et le comédien français Pierre Deladonchamps. La photographie, signée par le chef opérateur Céline Bozon, use de couleurs saturées et de contrastes marqués pour souligner l'aspect théâtral du récit.

Au-delà de l'histoire d'amour, Seuls les rebelles aborde des thèmes politiques comme la corruption, la guerre civile et l'exil. Arbid, qui a vécu la guerre du Liban dans son enfance, livre une œuvre personnelle et universelle. « Ce film est ma manière de dire que la résistance passe aussi par l'amour et l'art », déclare-t-elle.

Un accueil critique prometteur

Les premières critiques saluent une mise en scène audacieuse et une interprétation poignante. Le journal Le Monde évoque « un film chavirant, où chaque plan est un tableau ». Le public cannois a réservé une standing ovation de huit minutes à la projection. Le film sortira en salles en France le 16 septembre 2026.

Avec ce huitième long-métrage, Danielle Arbid confirme sa place parmi les cinéastes majeurs du Moyen-Orient. Seuls les rebelles est produit par la société Les Films du Poisson et coproduit par Arte France Cinéma.

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