À partir du 1er septembre 2026, les consommateurs pourront bénéficier d'un financement via les certificats d'économie d'énergie (CEE) pour l'achat ou la location d'un véhicule électrique d'occasion chez un professionnel. Cette mesure, officialisée par un arrêté paru mercredi au Journal officiel, s'inscrit dans le prolongement du plan d'électrification des usages annoncé en mai par le gouvernement pour renforcer la souveraineté énergétique et accélérer la décarbonation.
Conditions d'éligibilité et montant de la prime
L'arrêté précise les conditions pour obtenir cette prime : le véhicule doit être 100 % électrique, avoir été immatriculé en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, être acheté ou loué auprès d'un professionnel de l'automobile, et disposer d'une batterie en bon état, c'est-à-dire avec au moins 80 % de capacité restante ou équivalent. Le véhicule doit également être conservé au minimum trois ans.
Le montant de la prime est jugé « assez faible » par Romain Ryon, président de Mobilee, entreprise spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports. Selon la base de prix du CEE retenue par le gouvernement, qui peut évoluer, elle serait d'environ 337 euros par véhicule.
Des coefficients multiplicateurs pour certains professionnels
Jusqu'à la fin de l'année, des coefficients multiplicateurs sont prévus pour les professionnels de l'aide à domicile et du service à la personne. Ils pourront ainsi voir la prime atteindre 2 000 à 2 360 euros, à condition d'acquérir un véhicule d'une valeur inférieure à 25 000 euros.
Aide CEE pour les taxis et bonus pour le made in Europe
Dans un autre arrêté également publié ce mercredi, le gouvernement annonce une aide CEE pour l'achat ou la location de véhicules électriques neufs destinés aux taxis. « L'aide est d'environ 3 500 euros et peut atteindre jusqu'à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe », précise le gouvernement. Cette aide concerne les commandes réalisées du 1er septembre au 31 décembre 2026, pour les taxis individuels comme pour ceux en entreprise, à condition que les véhicules respectent un écoscore minimal, comme le note Romain Ryon.



