La Grèce est confrontée à une nouvelle vague d'incendies. Pour la seule journée de mardi, 43 incendies ont été recensés par les pompiers, attisés par la chaleur et de fortes rafales de vent. Depuis le début de l'année, 281 personnes ont déjà été arrêtées en lien avec des incendies, dont près de 90 % pour des départs de feu par négligence.
Arrestations et soupçons de départs volontaires
Au total, 252 personnes ont été arrêtées pour des incendies déclenchés par négligence et 29 pour des départs volontaires, a indiqué mercredi un porte-parole des pompiers, Yannis Artopios. Parmi les personnes interpellées figure un homme de 59 ans arrêté à Thessalonique, dans le nord du pays. Il est soupçonné d'avoir provoqué au moins cinq incendies en deux semaines.
Selon la télévision publique ERT, le suspect a expliqué au procureur avoir agi en raison de « pressions subies » au travail. Il doit être présenté vendredi au juge d'instruction. Mardi, un autre homme de 33 ans avait été interpellé dans la région d'Athènes après avoir allumé un barbecue portable dans une zone boisée. Il a reçu une amende de 3 000 euros.
Sanctions durcies et amendes en hausse
Depuis 2024, le gouvernement conservateur a renforcé les sanctions contre les auteurs d'incendies. Ils encourent désormais jusqu'à vingt ans de prison et 200 000 euros d'amende. En 2024, 1 525 amendes avaient été infligées pour un montant total de 1,7 million d'euros. En 2025, 779 amendes avaient représenté 970 000 euros.
Près de la moitié de l'Attique a brûlé
Mercredi, deux incendies mobilisaient particulièrement les secours, dans les montagnes du Rhodope, au nord du pays, et à l'ouest d'Athènes, où plusieurs villages ont temporairement été évacués. La situation devrait encore se tendre jeudi. Le dispositif étatique sera placé en état d'alerte maximale, avec un risque d'incendie de niveau 5, le plus élevé, notamment en Attique, en Grèce centrale et dans le nord-est du Péloponnèse.
La saison est particulièrement difficile pour les pompiers grecs. « Nous avons dû faire face à plus de 400 incendies » en dix jours, a indiqué le ministre de la Crise climatique et de la Protection civile, Evangelos Tournas, évoquant des vents violents et des conditions météorologiques très défavorables. Les dégâts s'inscrivent dans une tendance de long terme. Selon des experts, 42 % de la superficie forestière totale de l'Attique a brûlé entre 2017 et 2026 dans 15 grands incendies. Dans l'Attique occidental, la proportion atteint même 64 %.



