Le réalisateur Ian Tuason signe avec Undertone une œuvre qui bouscule les sens. Présenté en avant-première, ce film expérimental joue avec les fréquences et le volume pour créer une atmosphère oppressante. Les spectateurs ressortent de la salle avec une sensation de malaise, certains affirmant avoir eu mal à la tête.
Une immersion sonore radicale
Ian Tuason, connu pour ses installations sonores, transpose ici son travail au cinéma. Undertone utilise un dispositif audio spécifique : des basses fréquences continues et des variations imperceptibles de volume. Selon le réalisateur, cette approche vise à « réveiller le corps » et à créer une expérience sensorielle unique.
Le film dure 85 minutes et a été projeté dans une salle équipée d'un système de son multicanal. Les retours du public sont mitigés : certains saluent l'audace, d'autres dénoncent une épreuve physique. Un spectateur interrogé à la sortie confie : « J'ai eu mal au casque, c'est une expérience intense mais pas agréable. »
Un projet qui divise la critique
La critique est partagée. Certains y voient une avancée dans le langage cinématographique, d'autres une provocation gratuite. Le magazine CinéScope évoque « un pari risqué qui ne laisse personne indifférent ». Ian Tuason, lui, assume : « Le cinéma doit bousculer, pas seulement raconter des histoires. »
Le film a été tourné en noir et blanc, avec des images abstraites qui accentuent l'effet sonore. Aucune intrigue narrative classique, mais une succession de plans immersifs. Cette radicalité a valu à Undertone une sélection dans plusieurs festivals, dont celui de Rotterdam.
Un impact à mesurer
Le distributeur a annoncé que le film sortira en salle le 12 mars prochain, avec des séances spéciales équipées de casques pour renforcer l'immersion. Les premières réactions pourraient influencer la stratégie de diffusion. En attendant, le débat est lancé : jusqu'où peut aller l'expérience cinématographique ?



