Les syndicalistes et politiques Sophie Binet (secrétaire générale de la CGT), Clémentine Autain (députée LFI) et Sarah Legrain (députée LFI) se sont rendues au Festival d'Avignon le 16 juillet 2026 pour manifester leur soutien au spectacle vivant, confronté à des coupes budgétaires drastiques. Leur présence vise à attirer l'attention sur la situation critique du secteur, qui subit une baisse de 15 % des subventions publiques par rapport à l'année précédente.
Une mobilisation pour des financements stables
Les trois figures politiques ont rencontré des artistes et des directeurs de théâtre pour discuter de l'impact des restrictions budgétaires. Selon Sophie Binet, "le spectacle vivant est un pilier de notre culture, mais il est étranglé par des coupes qui mettent en péril des milliers d'emplois". Clémentine Autain a ajouté que "ces baisses de financement sont inacceptables et doivent être immédiatement corrigées".
Des propositions concrètes
Lors de leur visite, elles ont présenté plusieurs propositions, dont un plan d'urgence de 200 millions d'euros pour stabiliser le secteur, ainsi qu'une réforme des critères d'attribution des subventions pour garantir une répartition plus équitable. Sarah Legrain a souligné que "le festival d'Avignon est un symbole de la vitalité culturelle française, mais sans moyens, il risque de s'étioler".
Un contexte tendu
Le Festival d'Avignon, qui se tient chaque été, attire des centaines de milliers de spectateurs. Cependant, les organisateurs ont dû réduire la programmation de 10 % cette année en raison des difficultés financières. Les syndicats du spectacle estiment que 30 % des compagnies pourraient disparaître si les coupes se poursuivent.
Réactions du gouvernement
Interrogé, le ministère de la Culture a indiqué que des discussions étaient en cours pour trouver des solutions, mais n'a pas annoncé de mesures concrètes. La venue de Binet, Autain et Legrain à Avignon s'inscrit dans une série d'actions de sensibilisation menées par la CGT et LFI pour défendre la culture.



