Quatorze suspects ont été placés en détention provisoire sur le ressort de la cour d’appel de Nîmes, après le réexamen de procédures en cours pour des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Le procureur général auprès de la cour d’appel de Nîmes, Xavier Bonhomme, a fait le point ce jeudi 16 juillet sur ces infractions, dans le cadre d’un recensement prioritaire réclamé par le ministre de la Justice après l’affaire Lyhanna.
Un réexamen approfondi des procédures
Les magistrats du parquet ont poursuivi leur travail au-delà du périmètre initialement fixé, en examinant 66,6 % des procédures en cours chez les forces de sécurité intérieure et n’ayant pas transité par les parquets, précise le procureur général. Cette mobilisation a conduit au placement en garde à vue de 176 personnes et à l’ouverture de 45 informations judiciaires. Quatorze mis en cause ont été placés en détention provisoire.
Le contexte de l’affaire Lyhanna
Après la découverte du corps de la petite Lyhanna, 11 ans, disparue le 29 mai 2026 à Fleurance dans le Gers, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait demandé à tous les procureurs généraux un recensement et le traitement des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Dans le ressort de la cour d’appel de Nîmes, 1 497 procédures ayant transité par les six parquets du ressort avaient été recensées dès le 12 juin. Toutes ont fait l’objet d’un nouvel examen, selon le procureur général.
Extension du recensement aux forces de sécurité
Le procureur général a ensuite souhaité qu’un recensement précis des procédures en cours au sein des forces de sécurité intérieure et n’ayant pas encore été portées à la connaissance des parquets soit également réalisé. Au 1er juillet, le nombre total de procédures concernées dans le ressort des juridictions de la cour d’appel était porté à 3 972.



