Le télescope spatial romain, une mission conjointe de la NASA et de l'Agence spatiale européenne (ESA), a décollé avec succès le 31 octobre 2026 depuis Cap Canaveral, en Floride, à bord d'une fusée Falcon Heavy de SpaceX. Cet événement marque le début d'une mission ambitieuse destinée à étudier l'énergie noire, la matière noire et les exoplanètes, avec pour objectif de cartographier des centaines de millions de galaxies.
Un lancement réussi après des années de préparation
Le décollage s'est déroulé à 14h00, heure de Paris, sous un ciel dégagé. La fusée Falcon Heavy, avec ses trois boosters, a décollé sans encombre, plaçant le télescope sur une trajectoire vers le point de Lagrange L2, situé à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. Ce point d'équilibre gravitationnel, déjà utilisé par le télescope James Webb, permettra au Roman d'observer l'univers avec une stabilité exceptionnelle.
Le télescope Roman, nommé en l'honneur de l'ancienne scientifique en chef de la NASA, Nancy Grace Roman, est équipé d'un miroir primaire de 2,4 mètres de diamètre, similaire à celui du télescope Hubble, mais avec un champ de vision 100 fois plus large. Cette caractéristique lui permettra de réaliser des relevés profonds et étendus du ciel.
Objectifs scientifiques majeurs
La mission du télescope Roman s'articule autour de trois axes principaux. Premièrement, il s'agira de sonder l'énergie noire, cette force mystérieuse qui accélère l'expansion de l'univers. En mesurant la distribution des galaxies et la déformation de la lumière due à la matière noire, les scientifiques espèrent mieux comprendre cette composante fondamentale.
Deuxièmement, le télescope étudiera les exoplanètes, notamment via la technique de microlentille gravitationnelle. Cette méthode permettra de détecter des planètes plus petites et plus lointaines que celles observées actuellement, et peut-être de découvrir des mondes similaires à la Terre.
Troisièmement, Roman réalisera un vaste relevé infrarouge du ciel, offrant aux astronomes une mine de données pour de nombreuses études, allant de la formation des étoiles à l'évolution des galaxies.
Un projet collaboratif et un avenir prometteur
Le télescope Roman est le fruit d'une collaboration internationale. La NASA a fourni le télescope et la plateforme, tandis que l'ESA a contribué au spectrographe et à d'autres instruments. Des chercheurs du monde entier, y compris en France, participeront à l'analyse des données.
Après le lancement, le télescope mettra environ trois mois pour atteindre son orbite de travail. Les premières images sont attendues pour le printemps 2027, et les premières données scientifiques devraient suivre peu après. Selon les responsables de la mission, le télescope a une durée de vie prévue de cinq ans, mais pourrait être prolongée.
Ce lancement marque une étape importante dans l'exploration spatiale et l'astronomie. Avec sa capacité à observer de vastes régions du ciel, le télescope Roman devrait révolutionner notre compréhension de l'univers et fournir des données cruciales pour les décennies à venir.



