Le député Rassemblement national (RN) Jean-Philippe Tanguy a déclaré mercredi que les données personnelles des adhérents et candidats du parti n'avaient pas été exposées lors des cyberattaques survenues la veille. Intervenant sur France 2, il a précisé que le site internet du RN et le compte X (anciennement Twitter) de Marine Le Pen avaient été visés par des opérations distinctes, dont l'objectif précis reste « flou ».
Des attaques distinctes et un but flou
« Le site a été attaqué et le compte Twitter, dans une opération sans doute différente, de Marine Le Pen », a expliqué Tanguy, ajoutant que « les données des adhérents ou même des candidats n'ont pas été exposées. Je crois que c'est une des pages d'accueil qui a été attaquée ». Selon lui, la page d'accueil du site a été modifiée sans compromettre les bases de données internes.
Mardi, à huit mois de l'élection présidentielle, le site officiel du RN et ses serveurs informatiques ont subi des attaques. Simultanément, le compte X de Marine Le Pen a été piraté, affichant un message faisant la promotion d'une cryptomonnaie à son nom. Sur le site du parti, le visage de Marine Le Pen dans l'organigramme a été remplacé par un chat aux couleurs des drapeaux algérien et marocain.
Un message de revendication et une enquête ouverte
Un message de revendication concernant le vol de données personnelles de membres du RN a été posté lundi sur un forum spécialisé. Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité. Tanguy a qualifié l'attaque de « assez grave » car Marine Le Pen est candidate à la présidentielle et « favorite évidemment des sondages ».
Le député, proche de la responsable, a rappelé que la France est régulièrement victime d'attaques informatiques et a appelé l'État à renforcer les moyens de protection. « Un parti politique ne peut pas se protéger davantage que ne se protège l'État », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d'une réponse étatique plus robuste face à ces menaces.



