La France a validé ce jeudi, via le Conseil constitutionnel, un article de la loi de programmation militaire 2024-2030 instaurant un « état d'alerte de sécurité nationale ». Ce régime d'exception, déclenché par décret, autorisera le recours à des traitements algorithmiques sur les réseaux sociaux pour prévenir les ingérences étrangères. Parallèlement, l'Union européenne a annoncé ce mercredi avoir perçu 1,4 milliard d'euros provenant des intérêts d'avoirs russes immobilisés, destinés à l'aide à l'Ukraine.
Une menace hybride en pleine expansion
Depuis la chanson « Russians » de Sting en 1985, qui dénonçait déjà la rhétorique soviétique, la nature des menaces a évolué. La guerre est devenue hybride, cyber, informationnelle. En France, plusieurs personnalités politiques ont récemment été ciblées par des ingérences numériques russes. Raphaël Glucksmann, soutien de Kiev et impliqué lors de l'invasion de la Géorgie en 2008, a été l'un des premiers visés. Les « Brutus » d'Emmanuel Macron – Édouard Philippe et Gabriel Attal – ont également communiqué avoir subi des assauts numériques venus de l'Est.
La riposte française : un état d'alerte inédit
Face à ces menaces, la France ne compte pas se laisser « empoisonner ». L'article de la loi de programmation militaire, validé par le Conseil constitutionnel, instaure un régime d'exception permettant l'utilisation d'algorithmes pour détecter et prévenir les ingérences étrangères sur les réseaux sociaux. Ce dispositif, initié par décret, marque une étape significative dans la protection de la souveraineté nationale.
Des échecs russes en Europe
Malgré la montée en puissance de ces attaques, les démocraties européennes ont montré leur résilience. En Moldavie, en République tchèque, ou encore en Hongrie où Viktor Orbán, pourtant considéré comme proche de Moscou, a été battu, les ingérences russes ont échoué. Ces exemples, parmi d'autres dans l'UE, rassurent sur la capacité de résistance des systèmes démocratiques.
L'Europe agit concrètement
L'Union européenne, de son côté, a annoncé avoir perçu 1,4 milliard d'euros d'intérêts générés par les avoirs russes immobilisés. Cette somme sera utilisée pour soutenir l'Ukraine, démontrant une solidarité européenne tangible face à l'agression russe.



